‹ Le Syndrome Mal des AviateursChapitre 21 sur 55 · ONE · texte numérisé non relu

ONE

habile sur Blériot (en 1914), relatant après une demiheure de vol à 1.800 mètres avec descente rapide « hélice calée », des sensations neuves qu’il n’avait jamais éprouvées antérieurement. Elles sont dues, dans ce cas, aux vitesses plus grandes de montée et de descente. |

Pour conclure, nous assurerons que si tous les passagers qui ont dépassé 1.500 mètres dans leurs premiers vols, chiffre croissant d’ailleurs avec leur entraînement, ont été gênés à l’une ou l’autre période du vol, par contre, on ne saurait évaluer à plus de 50 p. 100 la proportion des pilotes qui sont dans ce cas. Ce chiffre semble devoir augmenter du fait de la guerre qui ajoute à l’imprévu déjà si grand de la vie d’aviateur, la violence des émotions de la canonnade ou du combat aérien.

L’aviation ne peut done impunément être accessible à tous. Comme elle exige de ses adeptes une constante application pour s’adapter au milieu aérien, elle ne peut convenir en vérité qu'aux êtres parfaitement constitués, forts et jeunes.

Fe

Page 1