‹ Le Syndrome Mal des AviateursChapitre 3 sur 55 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Avant-propos

Lorsqu’en décembre 1915 nous communiquions à la Société de médecine de Nancy les résultats de nos études sur le pouls et la tension artérielle de l’aviateur pendant le vol, résultats déduits de 60 observations personnelles, nous ne pensions pas faire de ces premières recherches le sujet de notre travail inaugural. Quelques constatations nouvelles faites au cours de cette guerre mondiale, sur de nombreux pilotes recrutés d’une façon assez spéciale, nous y ont encouragé. L’idée de contribuer, ne fât-ce que dans la plus petite mesure et seulement au point de vue médical, à l’élaboration des bases d’organisation de notre cinquième arme, dont on parle tant, nous a tout à fait décidé.

Que Messieurs les Chefs du Corps d'aviation militaire de 1914 et des 1" et 3° armées qui nous ont faci-

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lité nos recherches acceptent ici l'hommage de notre vive gratitude. [ls ont bien voulu nous autoriser à ascensionner à bord des avions des groupes qu'ils commandaient, privilège rarement accordé, avant la guerre surtout, et méritent le parrainage de nos expériences.

M. le général Bouttieaux, notamment dans d’aimables causeries sur le « turf » du champ d’aviation d’Epinal, nous a témoigné maintes fois son bienveillant intérêt en nous contant ses impressions d’aviateur. Son encouragement nous a été précieux.

Il n’a d’égal que celui que nous a toujours témoigné M. le médecin inspecteur général Lemoine, sous les ordres de qui nous nous félicitons de servir depuis le début de la guerre. Les savants conseils que nous a fourni sa haute compétence dans les trop rares causeries que nous a facilité la bienveillance de son accueil lui ont acquis notre vive reconnaissance et notre entier dévouement. |

Nous en dirons autant de Messieurs les Chefs qui se sont succédés à la Direction du Service aéronautique de la 1" armée, du commandant Dorsemaine et notamment du chef d’escadrons de Marmiés que nous avons quitté à regret et dont la confiance et la sympathie nous obligent encore. Notre nouveau chef à la

* armée, M. le commandant Roland a droit également à notre gratitude pour son autorisation de poursuivre et de publier nos récents travaux.

Mais combien devons-nous aux admirables pilotes qui nous ont enlevé tant de fois comme passager, qui nous ont fait goûter au charme des voyages aériens

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