TRUE
Vitesse de montée
à la seconde.
: VI ‘à 1.250 mètres... — 0"905
— 3/4 centimètre dans les observations | Vs 4,500 22 — 10262 l VIT à 2.000 — : — 0"833
— 1 centimètre — La | 6 à 1.500 UE 0 VIIL à 4.750 — . — 0833
envolées au cours desquelles les vitesses de montée sont sensiblement voisines, nous devons admettre que la grandeur de l’hypotension dépend surtout de la vitesse de descente.
4° Elle varie enfin en raison inverse de la durée des vols. Nos observations (tableau n° 8) nous montrent nettement qu’à égalité d’altitudes, l’hypotension la plus grande correspond au vol de durée la plus courte. Cette conclusion n’est d’ailleurs que le corollaire de la première.
Les variations égales ou équivalentes dans presque toutes nos mesures, de la Pression minima, ne nous autorisent pas à conclure de la même façon que pour la pression maxima, bien que les observations VIII et IV semblent donner des résultats de même ordre.
Leur grandeur dépendrait-elle plutôt des modifications que peuvent apporter au tonus vasculaire les réactions psycho-émotives inhérentes à chaque aviateur ? Notre observation II semblerait l’indiquer. D’autres seraient néanmoins nécessaires pour vérifier cette hypothèse.
Telles sont les variations de notre tension sanguine personnelle, au cours de nos envolées.
E) La tension artérielle d’autres aviateurs, pilotes,
RÈD PE
pendant le vol. — Les quelques mesures que nous avons pu réaliser sur des pilotes nous ont conduit aux mêmes résultats.
La plus typique de ces mesures, pour n’en citer qu’une, se rapporte à celle que nous avons faite sur l’aviateur Poivre lors de notre petite ascension n° IT, dont la descente, savamment spiralée si rapide, fut marquée, pour nous, de deux vertiges. Aucune lecture ne püt être effectuée avec prétision au sommet de l’ascension, à cause des vibrations de l’appareil et d’un tremblement léger du pilote, mais les chiffres des pressions au départ et à l’atterrissage sont les suivants
Avant. Après. Différence.
16 centimètres. P. Maxima 15 centimètres. — 4 centimètre. 9 — P. Minima 955 — 1/2 —
Ils semblent plus conformes à nos résultats d’ensemble, qu'aux nôtres au cours de la même ascension.
Cette comparaison nouvelle met encore en évidence les modifications sensibles apportées à la circulation par les impressions émotives et kinesthésiques anormalement discordantes. Elle montre également leur atténuation par l’entraînement l’accoutumance.
En résumé, tout ce qui précède nous permet de conclure qu’une ascension en aéroplane laisse immédiatement après elle, une hypotension artérielle plus ou moins marquée.
Elle existe chez tous les aviateurs, qu’ils soient pilotes ou observateurs.
Elle semble liée plus aux réactions vaso-motrices
nées des variations de la pression de l’air atmosphérique ou de l’émotion possible, qu'aux modifications chimiques de sa composition, du moins pour les altitudes que nous avons atteintes.
Combien de temps dure cette hypotension ?
De nombreuses mesures effectuées sur des pilotes et Sur nous-même nous ont appris que la pression artérielle retrouve rapidement sa valeur normale. Une demi-heure à une heure après l’atterrissage, il n’y paraît plus rien de toutes ces variations. La pression et le pouls ont retrouvé leurs caractères normaux.
ADDEPTRENPET
De mesures faites sur quelques aviateurs de l’époque, avant leur envol et à leur retour au sol, et dont les résultats figurent dans leur compte rendu à l’Académie des Sciences en 1911, les Docteurs Cruchet et Moulinier, de Bordeaux, concluent à l’existence d’une hypertension à la suite des voyages en aéroplane aux altitudes de 1.000 à 1.500 mètres, considérées comme élevées alors. Elle est établie par les chiffres suivants :
1° Aviateur X :
Après vol de 25, Après vol à 1,100 mètres de 27° Avant le vol, 17 h. 30. (montée en 20°). à 1,500 mètres.
9 centimètres Hg. — Tension Minima — 412 centimètres — 12 centimè:res 18 — — Tension Maxima — 19 — 419 70 à la minute — Pulsations — 80 = rh)
2° Aviateur Y:
Après un 1e" envol Après un 2e envol
à 1,100 mètres. à 1,380 mètres.
Tension Minima — 9 cent. 1/2 Hg — 10 cent. 1/2 Tension Maxima — 16 — — 16 cent. 1/2
Pulsations SO —040—
Cette hypertension serait en contradiction avec la baisse que peut occasionner la ventilation selon Langlois.
Elle serait moins accusée chez les sujets très fatigués qui présentent alors des palpitations cardiaques
-et une accélération marquée du pouls, symptomatique
d’une insuffisance fonctionnelle cardiaque Elle n’existerait pas enfin chez les sujets qui voyagent aux altitudes de 100 à 150 mètres. Aïnsi :
3° Aviateur Z : \ 7" Avant. Après vol de 55° à 100 mètres 9 centimètres Hg — T. Minima — 9 cent.1/2 de Hg 19 — — T. Maxima — 48 — 1/2 — 80 — — Pulsations — 100 — —
Cette hypertension, constatée par ces auteurs, serait infirmée par les résultats du Docteur Meunier (exposés ci-après), par les nôtres obtenus sur des pilotes ou sur nous-même, et enfin, par l’expérimentation sur le lapin (voir paragraphe suivant, n° 2).
ADPDITIR--NS«2;
NoTES INÉDITES DU DocTEUR MEUNIER.
De quelques recherches faites en mars-avril 1916, à l’aide de l’oscillomètre du Docteur Pachon, au cours de vols sur bi-moteur Caudron G4, M. le Docteur Meunier, médecin-chef de l'Hôpital mixte de Pau, expert de l’Ecole d’Aviation, formule les conclusions
inédites suivantes qu'il vient de nous transmettre si obligeamment avec son autorisation de les publier.
1° & L’élévation de la pression artérielle suit toujours le début du vol, pendant les dix ou vingt premières minutes. |
2° Un abaissement de cette pression survient ensuite plus ou moins tôt, parfois avant d’atteindre l’altitude maxima.
3° Au cours même d’une descente rapide, piquée, la pression artérielle semble stationnaire.
4° Un abaissement notable et bien au-dessous de la normale du départ, se produit aussitôt après les descentes rapides, soit quelques minutes après (en vol horizontal ou en reprise).
5° La pression minima varie presque parallèlement à la pression maxima. Le défaut de parallélisme provient de ce fait que l’abaissement de la P. minima est moindre que l’abaissement de la P. maxima : de telle sorte que la minima qui, en vol était montée à 13, 14 et même 15 centimètres, redescendait sitôt après les descentes brusques à 11, 10, une fois 7 centimètres de Hg.
6° Dans deux cas, la P. maxima est fortement tombée à l’occasion de l’atterrissage, une fois après de violents efforts du pilote dus à de forts remous à 500 mètres.
7° Dans toutes mes expériences, l’écart entre le minimum et le maximum de la P. maxima a été de 7 à 8 centimètres. »
Ces conclusions, accusent comme les nôtres, une