‹ Le Syndrome Mal des AviateursChapitre 36 sur 55 · ETUDE DE LA TENSION ARTÉRIELLE DU LAPIN PENDANT LE VOL · texte numérisé non relu

ETUDE DE LA TENSION ARTÉRIELLE DU LAPIN PENDANT LE VOL

Chemin faisant, nous avons mentionné les modifications apportées parfois par les réactions émotives, dont les plus habiles et les plus robustes aviateurs eux-mêmes ne sont pas exempts, aux oscillations de la tension sanguine produites par les changements d'altitude.

Ces réactions n’interviennent que comme cause adjuvante pour rendre généralement plus appréciable l’hypotension sanguine qu’occasionne toute descente et qui résulte de la seule dénivellation.

L’expérimentation sur l’animal, en éliminant ou plutôt en déterminant la part exacte qui revient au facteur émotif, confirme pleinement cet abaissement de la pression artérielle,

Piloté par notre ami le D' Perrin de Brichambaut, nous devions la pratiquer en juillet-août 1914, sur un lapin dont nous aurions apprécié les fluctuations de la tension sanguine par la dénivellation du Hg d’un manomèêtre en relation directe avec l’artère carotide. La mobilisation générale a interrompu nos expériences.

Nous reproduisons cependant, grâce à leur aimable obligeance, les résultats de deux essais tentés par le D' Perrin dans le but de parfaire la technique expérimentale, imaginée par notre excellent maître, M. le Professeur agrégé J. Parisot, et qui devait nous servir dans nos ascensions ultérieures.

Cette technique était la suivante : :

Un lapin de 2 à 3 kilos était attaché, couché dans le sillon en forme de V très ouvert formé par deux planchettes rectangulaires. Sur le bord d’une de ces planchettes était fixé un manomètre à Hg en U (semblable au manomètre de François Franck), dont la longue branche verticale communiquait avec l’extérieur et dont la petite branche, recourbée à angle droit, était en relation par un tube en caoutchouc rempli d’un

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