LORS
liquide anticoagulant et une canule artérielle avec la cavité intérieure de l’artère carotide.
Pour éviter toute action directe du froid sur l’artère et ses & vasa nervorum », les tissus, un instant écartés pour la mise à nu du vaisseau, étaient ensuite suturés. Le lapin était entouré d’une flanelle.
Le tout était suspendu un peu au-dessus du plancher de la nacelle, afin de soustraire l’animal à la ventilation, par l’intermédiaire de quatre ressorts « sandows » respectivement fixés, d’une part au longeron longitudinal supérieur de la « carlingue », d’autre part à l’un des quatre coins de la table d’expérience. Ces ressorts, en amortissant les vibrations de l’avion devaient tendre à l’établissement d’un système aussi astatique que possible. Ils y suffisaient puisque le ménisque mercuriel ne subissait aucune oscillation, lors même de l’essai du moteur au sol.
La communication étant établie entre le manomètre et l’artère, le moteur ne tournant pas, la valeur de la pression était donnée à tout instant par le niveau du Hg dans la grande branche verticale, préalablement graduée en centimètres par comparaison avec un manomètre étalon de laboratoire.
Cette valeur n’a subi aucune modification du fait de la mise en marche du moteur, non plus que de son essai alternativement au ralenti et à plein régime pendant 20 minutes à une demi-heure. Les impressions auditives nées du fonctionnement du moteur, brusquement établi à pleine puissance, ou longtemps prolongé, seraient donc sans effet sur la tension sanguine, Nous
Ps OT
aurions là un nouvel argument en faveur de cette hypothèse que l’hypotension constatée après les desèentes d’avion résulte de la seule dénivellation ; que le traumatisme acoustique n'intervient que secondairement et de facon très problématique pour en modifer la grandeur.
Pendant le vol, en montée, le D'Perrin de Brichambaut observait les oscillations du niveau du Hg aux différentes altitudes. Au sommet de l’ascension, après avoir volé un instant horizontalement, il faisait une première lecture, le moteur donnant son plein régime. 11 la faisait suivre d’une seconde après avoir réduit les gaz, puis d’une troisième aussitôt après avoir « coupé » l’allumage ou « fermé » les gaz ; done tout à fait au début de la descente qu’il effectuait, moteur arrêté, hélice calée. Chaque fois il consignait des résultats semblables et qui sembleraient, une fois de plus, faire passer au second rang l’action du traumatisme acoustique.
L'’atterrissage ayant eu lieu, une lecture faite dès l’arrêt de l’appareil était suivie d’autres quelques minutes plus tard : en même temps que des observations concomitantes portaient sur le rythme cardiaque et la respiration.
Les résultats obtenus dans ces conditions sont les suivants
1® expérience : Lapin n° 1. — 2,600 grammes.
MONTÉE
Au départ. Cœur 130 à 140 par minute. Pression moyenne Max. : 11 — 12cm. A 500 mètres. | — — 11,5 — 12 — A 650 — — — 11,5 —