HAE
DESCENTE
À 400 mètres. Pression 10,5 à 44 cent.
Atterrissage. S 10,5 ; 4
LA
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Jusqu'à l’atterrissage, pendant toute la durée du vol, les oscillations cardiaques sont nettement visibles, mais leur amplitude est diminuée d’environ moitié.
À l’atterrissage elles diminuent encore, deviennent presque invisibles : les pulsations cardiaques sont très rapides, incomptables et la pression s’abaisse alors progressivement. Au bout de 20 minutes elle atteint au plus 8 centimètres de Hg. Le cœur très faible et jJusque-là accéléré s’est ralenti à 60 pulsations environ. La respiration est très superficielle (45 à la minute). Quelques mouvements convulsifs de l’animal.
Cinq à six minutes après cette période, les batte- Z ments du cœur commencent à se renforcer, atteignent 90, 92 par minute ; les oscillations cardiaques, mises en évidence par les oscillations du mercure, augmentent et atteignent peu à peu 2 centimètres d’amplitude ; la pression moyenne remonte à 10, 11 centimètres. La respiration devient plus ample et s’accélère (64 par minute).
À ce moment, on délie l’animal qui, cependant, reste étendu, inerte, et a quelques mouvements convulsifs. Le cœur ne s’accélère pas davantage et ne reprend pas son rythme normal ; au contraire, il semble faiblir ; les oscillations manométriques diminuent à nouveau d'amplitude et au bout de 15 minutes, c’est-àdire trois quarts d’heure après l’atterrissage, l’animal meurt après convulsions.
« En résumé : légère tendance à l’ascension de la pression sanguine en haute altitude. Baisse avec la descente peu marquée ; mais chute progressive après l’atterrissage avec troubles cardiaques. La seconde phase d’ascension commençait à se produire quand l’animal a succombé. »
Le schéma ci-joint représente ces phénomènes.
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Cette ascension fut done plutôt malheureuse pour notre lapin. Sa mort trouve une explication dans la baisse progressive de la tension sanguine En la descente et surtout après l’atterrissage, danS les phénomènes syncopaux et asphyxiques symptomatiques de l’anémie cérébrale qui en résulte et que traduisent d’ailleurs le ralentissement du pouls, malgré l’accroissement de l’hypotension, son affaiblissement progressif, l’accélération de la respiration et l’apparition des phénomènes convulsifs terminaux.
Il eut été intéressant de poursuivre ces expériences et d'établir le pourcentage de mortalité de différents animaux, lapins ou autres, ramenés rapidement au sol après un voyage en avion en haute altitude. Elles auraient, d’autre part, mis nettement en évidence le degré de l’hypotension suivant la rapidité des descentes, et l’influence, en général néfaste, qu’exerce sur l’organisme animal, l’augmentation rapide de la pression atmosphérique au cours des descentes en avion.
Cette influence se manifeste considérablement moins sur l’homme ; et c’est fort heureux pour le recrutement des adeptes de notre cinquième arme. La vie d’un ascensionniste quelconque, d’un pilote surtout, le prouve amplement. Nos observations, d’autre part, qui nous indiquent des oscillations plutôt faibles de la tension sanguine abondent dans le même sens.
Ces oscillations entraînent simplement, par leur répétition surtout, une fatigue d’abord cardio-vasculaire, puis nerveuse, généralisée enfin à tout l’orga-
Te
nisme et inégalement précoce chez les différents pilotes.
Somme toute, que devons-nous conclure de ces expériences sur l’animal par comparaison avec ce qui se passe chez l’homme ?
C’est d’abord, chez Fun et chez l’autre, la tendance à l’ascension de la pression, coexistant avec une accélération du pouls à mesure que l’altitude augmente.
C’est ensuite et surtout, chez tous deux, la baisse progressive de cette pression pendant la descente, aboutissant lors de l’atterrissage à une hypotension nette, en même temps que se produit un ralentissement momentané du pouls.
C’est, en résumé, malgré leur exaltation chez l’animal, l’analogie totale de ses réactions cardio-vasculaires et de celles de l’homme, et l’existence nettement apparente d’une hypotension sanguine immédiatement consécutive à tout voyage en aéroplane.