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I1 s'écoule une certaine quantité de liquide ascitique qui n’a pas été évaluée. Les suites de l'opération ont été absolument normales : la cicatrisation à été retardée par une cholerrhagie abondante. Une cure d’émétine à été instituée aussitôt après l'intervention, et reprise avant la cicatrisation complète. Le sujet est parti en convalescence le 9 août ayant récupéré 12 kgr (de 48 à 60 kgr.).
Ces trois observations montrent que sans l’hépatomégalie le diagnostic serait impossible. Mais qu’une fois celle-ci flagrante, soit cliniquement, soit radioscopiquement, la ponction et le traitement achéveraient d'affirmer le diagnostic. C’est donc l'existence de l’hépatite qui permettra d'éliminer la tuberculose. De la même facon, on évitera de prendre les poussées légères pour des pleurésies où des corlico-pleuriles de même
origine. |
Congestion pleuro-pulmonaire banale
Le mauvais état général, la ténacité de son évolution, l’apparition des signes d’hépatite feront rejeter ce diagnostic de début,
Pleurésies diaphragmatiques
Vilard et Darléguy (59) donnent plusieurs observalions de pleurésies diaphragmatiques avec syndrome hépatique chez des amibiens notoires. Ils intitulent ces pleurésies de tuberculeuses sans en donner des preuves positives. Ni injection au cobaye, ni consta-
talion de bacille de Koch dans le liquide pleural, c’est
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le résultat négatif immédiat du traitement émétinien
qui le leur fait affirmer. Il n’y a pas, en médecine,
d'exemple de médicament dont l'effet soit constant,
L’exception est presque une règle biologique. D'’ail-
leurs les chirurgiens se sont faits un malin plaisir de
réunir des observations d’abcès amibien du foie con-
trôlés secondairement par opération que le traitement émétinien ne sémblait pas améliorer et que l’on passa en chirurgie devant leur état alarmant. Une seule des observations de MM. Vialard et Darléguy (obs. VI)
donne la certitude d’une tuberculose pulmonaire.
Même dans celle-là, le compte rendu d’autopsie est. très insuffisant, et ne permet aucun diagnostic. On ne peut affirmer, d’après ces observations, queces réactions pleurales sont dues à une amibiase hépatique ou pulmonaire, mais c’est bien tout ce que l’on peut dire. Nous n'avons vu nulle part ailleurs d'observation
similaire.
Abcès sous-phrénique à évolution thoracique
La symptomatologie de cette péritonite sous-diaphragmatique doit forcément beaucoup se rapprocher de la périhépatite amibienne. Sans toutefois donner les signes cachectiques dus à la lésion hépatique. La ponction exploratrice et la radioscopie sont les seuls moyens de diagnostic, quand il n’y a pas de passé gastrique. Nous n'avons cependant jamais trouvé ce dia-
gnostic dans les observations consultées.
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