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la pierre de touche du diagnostic. Ces signes consistent, au début : en submatité, due à une réelle compression du parenchyme pulmonaire; plus tard : en signes de congestion; ou bien, cela peut être une exsudation séreuse dans la cavité pleurale, Le fait de trouver à la ponction, sous l’angle de l’omoplate, un liquide fortement albumineux, qui se coagule rapidement, permet presque de faire le diagnostic d’un abcès du foie sousjacent. »
Françon et Hutinel (25) sont aussi affirmatifs : « En réalité, ces manifestations thoraciques sont, pour ainsi dire, constantes et on les retrouve plus ou moins accentuées dans toutes les variétés d’amibiase hépatique elles font vraiment partie de son tableau clinique. »
Le professeur Archer (de Lille) nous autorise à publier que, pendant son séjour à Fez, il a pu constater, lui aussi, la très grande fréquence de ces réactions de la base.
Epaulard, Hornus et Delpy (16) en font un signe fréquent de la période d’état des hépatites suppurées.
Townsend (57) lui, trouve les signes de pleurésie nette dans les abcès du dôme hépatique; comme ils sont les plus fréquents, ces signes le sont aussi par conséquent.
Talbot (55) à trouvé qu'ils apportaient un indice diagnostic de valeur. Sur les 13 cas de complications pulmonaires qu’il cite, il y avait des crépitations à la base dans 7 d’entre eux, des frottements pleuraux dans
3, et des signes de pneumonie dans 4,
Les syndromes pleuro-pulmonaires de la base
dans les Hépatites latentes
Ce sont les formes vraiment intéressantes au point
de vue clinique, celles qui induisent en erreur le méde-
“ cin même très averti, mais qui, si elles attirent son.
attention sur un amibiase hépatique possible, déterminent un triomphe thérapeutique. Or, nous verrons que, sans être très fréquentes, elles sont loin d’être rares.” Ce qui est rare, c’est la latence complète de l'hépatite pendant une longue durée. Il est vrai que sa latence même fait qu'on ne la trouve pas et que la réaction
pleuro-pulmonaire peut n’être jamais rattachée à sa
véritable cause. Nous verrons au Diagnoslie que cette
latence est rarement complète, car si elle l’est clini-
-quement, et c'est pour cela qu’on ne la recherche pas
par les moyens suivants, elle ne l'est pas radioscopi-
quement, et les ponctions exploratrices la trouveraient
peut-être bien aussi. Ces réactions pleuro-pulmonaires
peuvent se montrer sous toutes les formes que nous
avons décrites, Nous nous contenterons ici de donner
les observations très instructives de M. Fiessenger.
Obs. XIE — Fiessenger (obs. L. Résumé). Petit diabète ancien. Abcès du foie autochtone non vérifié par la ponction mais saillant dans l'épigastre cinq mois après l'apparilion d'une congestion pleuro-pulmonaire traînante de la base droite. Guérison rapide par l’émétine. Disparition
Fe
du diabète. Evolution concomitante et quérison d'une pyélonéphrite suppurée.
M.S.., âgé de 53 ans, entre à la Maison Dubois le 8 avril
1927, envoyé par le D' Leroux avec le diagnostic suivant :
«Congestion pulmonaire de la base droite chez un diabétique ». ®
M.S... à, toujours été bien portant jusqu en 1918. Mobilisé en 1914, on constate chez lui, à ce moment, à l’occasion
d'une plaie atone de la jambe droite, la présence de sucre dans'les urines. Le malade n’y à attaché d’abord que peu d'importance et ce n’est qu'en 1920, après sa démobilisa-
tion, qu'il suit un régime d'ailleurs peu sévère. La glyco- : ; S1Yy
Surie-est alors, suivant les examens, de 10 à 20 grammes par vingt-quatre heures et ne s'accompagne d'aucun des
autres signes cardinaux du diabète; elle persiste les années
suivantes et le médecin conseille, en 1925, un séjour à
Vichy. Dès le dixième jour de la cure, le sucre disparaît des
k urines.
Jusqu’ en 1927, les examens “a urine montrent alternati-
vement l'absence ou la présence du sucre, mais dans ce cas, toujours en petite quantité, 10 grammes environ par vingt-quatre heures. * En janvier 1927, à la suite d’une forte contrariété, l’état général de M.S... s’altère rapidement en même temps qu'apparaissent une polyurie progressive, surtout nocturne et une polydipsie très vive.
Le 20 mars 1927, le malade doit s’aliter à l’occasion d’une poussée fébrile à 40° accompagnée de violentes douleurs
lombaires. die D' Leroux constate, quelques jours plus tard,
une congestion pulmonaire de la base droite et un foie
augmenté de volume.
Nous voyons ce malade le 30 mars avec le D' Leroux et