RENTE PE
tuberculeuse, à rapprocher de ce que CHANTEMESSE, puis RAYMOND avaient précédemment décrit sous le titre de méningite en plaque. Il ne rapportait pas dans sa publication de contrôle anatomique, il présentait seulement des hypothèses, avec cette proposition : « Si l’on voit apparaitre chez des enfants des signes d’une maladie en foyer du territoire moteur accompagné de symptômes généraux d’une tumeur cérébrale, on doit malgré tout, être réservé sur le diagnostic de tumeur dans le sens étroit du mot ».
En 1904, NoNNE, dans son mémoire (Ueber Faelle vom Symptomkomplex tumor cerebri) rapporte dix-huit observations intéressantes. I] montre que les symptômes des tumeurs cérébrales ne sont en aucune façon pathognomoniques. « Il y a, écrit-il, des complexes cliniques qui, > d’après notre expérience et nos connaissances, permet- » tent d'établir le diagnostic de tumeur cérébrale, dans >» lesquels cependant l’évolution ultérieure nous montre > qu'un tel diagnostic est erroné et où la réflexion rétros- > pective ne nous permet pas de comprendre pourquoi ce > dernier était faux : je fais allusion aussi bien aux cas > qui guérissent qu'à ceux qui sont suivis d’autopsie né- > gative ».
Parmi ses observations il en est où il note des lésions d’un type déjà connu, capables d'expliquer lhypertension et même les signes de localisation. Mais il en est d’autres où des recherches, macroscopiques ou microscopiques, ne décèlent aucun substratum appréciable. Et pourtant le tableau clinique avait évolué dans ces cas comme dans les autres « comme si un processus pathologique lentement croissant et progressif était en cause ». (OPPENHEIM).
C’est pour caractériser ces faits dé diverses natures mais présentant une symptomatologie commune que NoONNE propose le terme de « Pseudo-Tumor Cerebri ».