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une distension marquée des vingt derniers centimètres de l’iléon, nettement reconnaissable à son plus grand diamètre. |
Sur 205 observations recueillies et exposées en partie dans la thèse du Docteur Poreaux (1), ce retard du transit iléo-cæcal s’est rencontré 38 fois. Les observations se décomposent comme suit :
Chez 166 malades atteints d’affections diverses du tube digestif (affections hépato-biliaires, troubles fonctionnels ou organiques à localisation gastro, pyloro-duodénale, colites, dyspepsies lésionnelles ou fonctionnelles des tuberculeux), malades non suspects cliniquement ou radiologiquement d’appendicite, le désordre s’est rencontré 20 fois, soit dans 12 % des cas.
Chez 30 autres malades présentant des signes cliniques d’appendicite chronique vérifiée ou non par l’opération, anciens appendiculaires opérés d’appendicite et continuant à souffrir, le retard du transit iléo-cœcal s’est rencontré 12 fois, soit dans 40 % des cas.
Chez 9 autres malades, le retard du transit s’est rencontré 6 fois.
Les observations ont montré qu'il y avait trois types d’encombrement de l’iléon:
1° - un type évident, le cœcum étant à peine injecté;
2° - un retard limité à la dernière anse iléale seule, obligeant le radiologue à la rechercher d’une manière systématique parce qu’elle est souvent masquée par le eœæco-ascendant ou qu’elle se trouve dans son prolongement ;
3° - an type hyperkynétique, l’iléon se trouvant effacé, rempli de bulles d’air, ce que Liardennoiïis et Piot ont justement appelé « aéro-iléie ». (voir clichés 3 et 9).
Il ne s’agit pas à proprement parler, de la stase iléale, au sens qui lui est couramment donné. Dans l’esprit des
(1) Poreaux: Thèse de Paris, année 1929, n° 347: Le retard du transit ïléo-cæcal et l’état hypertonique du eœæco-ascendant, dans leurs rapports avec l’appendicite (contribution à l’étude du synärôme radiologique indirect de l’appendicite chronique).
Pr
de es
observateurs, la stase iléale, au sens propre du mot, implique un arrêt à peu près complet, une prolongation illimitée pour ainsi dire, du transit iléo-cœcal. C’est ainsi qu’on relève dans ces cas des retards de 18, 24, 36 heures, pendant lesquelles la stagnation dans l’iléon est à peu près complète, et entraîne une dilatation du segment terminal de l'intestin grêle, telle qu’elle paraît être du volume d’un bras d’enfant.
Il s’agit dans nos observations d’un simple retard du transit iléo-cœcal, car contrairement à l’opinion celassique, une stase prolongée paraît ne faire partie qu’exceptionnellement du complexe appendiculaire. Les syndrômes occlusifs paraissent avoir la plus grande part dans la stale ïiléale communément décrite, Tels sont par exemple, les cancers de la région iléo-cæœcale d’une part. la sclérose des ligaments larges atteignant de façon serrée l’iléon, certains cas de tuberculose iléo-cæcale, ou certaines épiploïites agglomérées chroniques à tendance nettement progressive.
Le simple retard du transit iléo-cœæcal n’a pas été pris jusqu'ici en suffisante considération, Il nous semble qu’on a négligé d’attribuer une valeur quelconque à un symptôme si atténué, apparaissant tardivement entre 6 semaines et 2 mois après le début de l’affection, et se trouvant le premier à disparaître, C’est un symptôme de premier ordre, qui existe avec une remarquable constance au cours de l’appendicite chronique.