CONCLUSION
En résumé, à part quelques signes bien nets — stasc appendiculaire prolongée, et surtout douleur provoquée limitée correspondant à l’appendice — nous avons pu : voir que-les autres signes radiologiques décrits par les différents auteurs ne permettaient pas d’étayer à coup sûr le diagnostic clinique d’appendicite chronique.
Il-ressort de éet exposé et des observations que nous avons présentées, que le diagnostic radiologique repose : sur l’existence de trois signes associés dont l’apparition successive s’échelonne sur plusieurs semaines et dans l’ordre suivant :
1° - Irritabilité rétractile du cœcum, qui. existe seule au début.
2° - Le point douloureux qui répond dans 80 % des cas, non pas à l’appendice, mais au délilé iléo-cæcal. et dans 20 % des cas seulement, à l’appendice lui-même.
I] résulte de cette constatation nouvelle que la sensipilité localisée à l’avpendice, donnée jusqu’à présent comme le seul signe caractéristique, prend un caractère incertain, étant donné la fréquence du point douloureux siégeant sur la région iléo-cœcale.
3° - Fncombrement baryté de l’iléon; passé la sixième heure après la prise du repas baryté, nous avons vu que, physiologiauement sur le sujet normal, l’iléon se vide quatre heures après l’absorption d’un repas de baryum. L'existence d’un résidu iléal à la 6e, 8e et parfois la 10e heure, résistant à l’action évacuatrice du deuxième repas pris au cours de l’examen, est franchement pathologique, à la condition bien entendu qu’il n’y ait pas de stase gastrique, Souvent, cette stase iléale appendiculaire s'accompagne d’hyperkynésie (fragmentation de l’image barytée de l’iléon, effacement spasmodique permanent de la dernière anse iléale, b'lles gazeuses visibles dans les anses distendues.)
Ce syndrôme radiologique, très fréquent, est souvent
épisodique, 1l reste parfois méconnu, RAFEe que spontd-
. nément curable. *
Le diagnostic précis de 1 tie chronique, étayé par la radiologie, ne résoud pas ipso-facto le problème du traitement de cette affection. Celui-ei échappe en effet à toute systématisation et dépend notamment de la participation ou non d’autres organes au Processus douloureux (colon, voies biliaires, carrefour supérieur, solarite asscciée}. Il ne saurait donc être dominé par aucune règle stricte. <
Vu : Le Doyen Vu : Le Président de Thèse, u : Le ;
BALTHAZARD. le Po.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l'Académie de Paris, CHARLETY.