LE PLAISIR
turel et de surhumain, v.-y.'rr;. ay.- r,-, iôdcvarov, xtourv I Et ailleurs il déclare qu'il entre du dehors, Qûpaâev, dans le corps de l'embryon (2). Le inoins qu'on puisse dire, c'est que l'intellect qui fait semble bien être un autre dïime (3). Des commentateurs et. parmi eux, Alexandre I estimeront que cet intellect est Dieu même pensant en nous. Aristote a laissé le problème sans solution, ou plutôt peut-être il a volontairement évité de le poser.
Nous en avons maintenant fini avec la théorie de la pensée proprement dite ; il nous reste à parler de la fonction motrice de l'ùme. — Toutefois nous devons dire d'abord quelques mots sur la théorie du plaisir. Le plaisir, c'està-dire le seul phénomène affectif dont Aristote ait parlé avec quelque détail, le plaisir, avons-nous dit, ne constitue pas dans l'âme un ordre à part. Nous allons voir en effet qu'il tient à la fois à la pensée et ù la fonction motrice, surtout à celle-ci dont il n'est, à vrai dire, qu'un accessoire. Le plaisir ressemble à la pensée en ce qu'il est comme elle quelque chose d'actuel, d'intemporel et d'un. Aristote le compare spécialement à la vision, qui, comme on sait, était pour lui un phénomène instant*] D'un autre côté.
(4) Suite de la citation du Du an. dans ratant-dernière note. 43 set ovto; ô voùtj y wûttrroç xai v.-v.';r,: xeù ktuyf,c, -■; .
[plutôt que cf. Rodier. ad toc. p. 462
uivw rovfl' h-.-.; tari, /.y.', roûro pava* Ubdvaxn xoù kcomw. 4, 421) a, U : ov-?-: ■j.iulyOv.L pjfoyov xùrov [il s'agit de l'intellect passif i n. 3) : mais c'est encore plus vrai de l'intellect actif; voir note suivante] V& rûuorrt ' - -, s» fiftoiTO, /-,:. % av.j 6pyav<n - . < if h, 4 s<\ . De gen. anim. 11, :;. 73 i ;'. -7 : Itincrm is
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roûro ftimv s*&é%tzeu /■■>'J:t:-'j/.i, xaOcbru (4» Par exemple D .17 Brune : rocoûron ni fo [i.
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le plaisir dépend de la fonction motrice. Le plaisir et la douleur sont des signes qui révèlent la présence des appétits : si on voit qu'un animal éprouve des plaisirs et des douleurs, il faut en induire qu'il a des appétits (De an. III, 11, 434 «, 2). Le plaisir n'est pas une fin principale : c'est seulement quelque chose qui s'ajoute à la fin, j-'.ytvôpievôv t'. réXoç (l). On ne peut pas mieux indiquer que la tendance est antérieure au plaisir et son fondement. Nous désirons l'accomplissement de la fonction, et non pas primordialement le plaisir. Le plaisir dépend si bien de l'activité qu'il en suit toutes les espèces et se partage en autant de sortes qu'elle, et vaut uniquement ce qu'elle vaut (2). Enfin toute la doctrine d'Aristote sur le plaisir a pour sens que c'est l'activité qui est première et que le plaisir ne se comprend que comme le retentissement d'une activité conforme à la nature (3).
La théorie de la fonction motrice de l'âme n'est pas la partie la plus claire de la psychologie d'Aristote. A la prendre dans ses grandes lignes, on peut dire quelle est marquée d'un double caractère, qu'elle est à la fois intellectualiste et toute pénétrée, d'autre part, du sentiment que le désir est en lui-même quelque chose d'irréductible à la raison et qu'on ne peut s'en passer dans l'explication du mouvement de l'animal raisonnable. Le désir est l'organe de l'intellect pratique et, par conséquent, quelque chose comme la matière dont cet intellect est la forme. Mais les deux ordres sont difficiles à réunir par l'idée de subordination hiérarchique de l'un à l'autre. Selon Aristote, c'est la pensée qui, dans l'âme, est fondamentale, et la fonction motrice qui est dérivée. Il dit dans le livre A de
(1) Eth. Nie. X, 4, 1174 b, 32 : zù.ttoï de rvjv evépyetecv h hdovii ov^ wç é'çt; è-jVKc/.fi'/Q-jfjc/., ctkV wç iiriytyvousvàv ti té).o; olov rot; xxuaîot; ré
woa... Cf G. Kodier, Éthique à iXicomaque, livre X (Paria, Delàgrave, 1897). p. 97, n. 2 {ad 4, 5, 1175 a, 15-19).
(2) Ibid 5 s. in. : swsw -s yào Ivzpyeioiz o-3 yivsroti 7j<?ov7J, rcàc-av tî ÈvépvetMv TE>.stoî i) r^ovô . . ràç Ivepyeîetç t«; JtayepoOeraç tm zïrjzi i~o Sia.'fzci6'jroi'j û5n TelzLO-juOa.L. Cf. 2 (3), 1173 b, 28 sqq.
(3) Ibid. VII, 13 (12), 1153 a, 14 : ... >sxr£ov [s. eut. shott rît* rjov>jv] « hioysiQLv tvj; xarà yv<7iv IÇîw; », c/.jri âï roû « kItOctt/j v.vsuno- (Jiotov ». Cf, Rhet. I, 11 déb.