CHAPITRE III
nombreuse de la législature devraient être élus pour une plus courte période, afin qu'ils éprouvent d'une manière plus sensible la volonté publique.
De longues périodes de services officiels et d'occupation d'une fonction avec bonne conduite, servent à élever les hommes à l'accomplissement efficace et convenable des devoirs officiels, et tend à faire des fonctionnaires adroits ; mais en même temps ce système tend à nourrir l'esprit de corps parmi les fonctionnaires; à stimuler l'orgueil du rang officiel ; à exciter des sentiments et des intérêts de caste et l'ambition de salaires élevés ; il tend à produire l'indifférence et le mépris des intérêts des classes laborieuses. Dès lors ce système est anti-démocratique dans ses tendances.
Des élections fréquentes pour de courts termes, amènent un zèle nouveau et de l'activité au service public, mais elles tendent à remplir presque toutes les fonctions le plus souvent, d'hommes nouveaux, sans expérience officielle, ou n'en ayant que fort peu, s'ils en ont. Elles nourrissent une petite ambition dans une grande partie de la population, et poussent à une poursuite générale des fonctions de tous les degrés, hautes ou peu élevées. Elles ne donnent que très peu d'opportunité à l'éducation convenable des hommes d'État, et au développement complet de la science politique. Elles ont été un grand mal dans notre pays et ce mal a été croissant pendant les cinquante dernières années.
Pour assurer l'expérience et la capacité dans les fonctions et maintenir l'esprit républicain, il semble nécessaire de conserver une moyenne raisonnable
entre les termes trop longs et trop courts des fonctions officielles, chaque système ayant ses avantages et ses inconvénients. L'expérience de nos gouvernements tant national que des États, indique que la meilleure limite du service de la plupart de nos officiers exécutifs et administratifs est de quatre ans. Un grand nombre de ceux qui sont des fonctionnaires de premier ordre, devraient être continués et quelques-uns devraient être avancés ; tandis que ceux qui ne dépassent pas la médiocrité devraient se retirer à la fin de leur terme, afin que leurs places puissent être occupées par d'autres. Le terme des fonctions du président des États-Unis ne paraît ni trop long ni trop court. Il n'est pas assez long pour lui permettre d'acquérir, par son patronage et son pouvoir, un ascendant immérité sur le Congrès ou l'armée ; ni assez court pour le rendre faible, et permettre facilement au Congrès de miner le pouvoir exécutif. Chaque président, excepté Tyler et Johnson, ont exercé sur le Congrès, l'armée et le peuple, autant de pouvoir qu'il convenait au bien public.
SECTION XX