‹ Le système du gouvernement américain, son caractère & ses effets, ses défauts, l'organisation des partis & leur influence, la prospérité du peuple soumis à sa protectionChapitre 135 sur 211 · LA CONSTITUTION, LA. NATURE ET LA SPHÈRE PROPRE D ACTION DE LA FEMME · texte numérisé non relu

LA CONSTITUTION, LA. NATURE ET LA SPHÈRE PROPRE D ACTION DE LA FEMME

La Constitution et la nature de la femme sont fort différentes de celles de l'homme, et la rendent propre à une sphère d'activité et de devoirs bien différente des siens. Ils sont des contraires l'un pour l'autre , dotés pour vivre ensemble comme mari et femme et chefs de famille , l'homme ayant la sphère la plus publique et la femme la sphère domestique. La différence dans la Constitution et l'aptitude pour les différentes sphères de vie, sont les sources des affinités des sexes, qui constituent le lien le plus fort et le plus permanent qui existe dans le genre humain.

Le mariage et les relations domestiques naissent des affinités spéciales de la nature, de la constitution et de l'association des sexes, et des fruits de leur union. Le mariage ou l'union d'un homme et d'une

femme pour la vie, dans les rapports de mari et femme , et comme chefs d'une famille distincte , forme le premier degré de la société organisée. Les enfants de ces unions constituent un lien additionnel entre les parents. Le mariage étant la consommation d'un accord pour une union viagère, est plus important pour la femme que pour l'homme, et pour ce motif elle ne devrait rien faire pour affaiblir le lien du mariage.

L'union de l'homme et de la femme pour la vie dans la relation sacrée de mari et de femme , conduit au développement complet et à la perfection des affections maritales, paternelles, filiales et fraternelles , et de toutes les affections et sympathies domestiques; ce qui n'aurait formé sans cela qu'une existence passagère. Lorsque les personnes se conviennent l'une l'autre , et que chacune d'elles est satisfaite de remplir sa propre sphère , et a la capacité de le faire , en sorte que les devoirs de famille et les fonctions sont accomplies d'une manière satisfaisante sans conflit ou rivalité, les rapports tendent à produire l'identité d'intérêt, de sympathie, d'espoir et de crainte pour l'avenir; à appaiser les jalousies, et à développer un sentiment de sécurité et de bonheur. Mais pour produire l'harmonie d'action et atteindre ces fins, la famille doit avoir un chef; un chef pour les affaires, les finances et la direction et, en règle générale, le mari doit être ce chef, et la femme doit agir comme l'ami , le confident et le conseiller, restant libre d'agir selon ses opinions et ses goûts personnels dans toutes les matières comprises dans sa sphère spéciale; mais en assignant h

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