‹ Le système du gouvernement américain, son caractère & ses effets, ses défauts, l'organisation des partis & leur influence, la prospérité du peuple soumis à sa protectionChapitre 136 sur 211 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

son mari la décision finale de tontes les questions de finance, de la dépense totale de la famille et de tout ce qui se réfère à ses propres affaires. Chaque fois qu'il y a une discussion entre eux pour déterminer qui sera le chef de la famille, il n'y a pas de chance d'harmonie, de sentiment ou d'action, ni d'affection et de bonheur domestiques. Deux chefs entièrement égaux en droits peuvent rarement s'accorder dans l'action.

La constitution et la nature de la femme, la rendent propre à être la compagne, l'assistante et l'auxiliaire de l'homme. Elle n'est pas son égale dans sa sphère particulière, mais elle est supérieure dans son domaine spécial. Elle lui est supérieure par la délicatesse de son organisation, par la sensibilité, par l'acuité de ses sens, par la finesse de ses sentiments et de ses sensations; mais elle n'est pas son égale par la force physique, par le pouvoir de souffrir, par son courage et son intrépidité, ni par sa capacité pour les affaires de toute espèce — excepté pour l'enseignement des enfants. Sa constitution et sa nature la rendent plus timide que l'homme ; plus craintive en face du danger et moins propre aux différends et aux luttes de la vie d'affaires. Elle est moins apte aux entreprises audacieuses et hasardeuses ; à la navigation sur l'océan, les mers et les lacs; à soumettre, à gouverner et à user des animaux pour le travail ou les soins pratiques. Elle n'est pas seulement impropre pour une vie de marin, pour la chasse et la pêche, pour la carrière militaire, mais encore poulies entreprises agricoles, les travaux des mines et des manufactures, si ce n'est comme assistante de

l'homme; et elle est totalement incapable d'agir comme personne indépendante dans la vie publique.

Ayant moins de force et de pouvoir de résistance que Vitamine, elle a moins d'ambition du pouvoir et de la domination, moins d'inclination à rechercher les principes de la science, et à mesurer ses profondeurs comme degrés intermédiaires pour les affaires et la richesse — elle a moins le pouvoir de dominer les détails et les éléments divers des affaires, et de supporter leurs désappointements, leurs dégoûts et leurs revers. Ayant plus de délicatesse et de sensibilité que l'homme, elle est plus soumise à l'influence de ses sentiments, et est moins gouvernée par des règles abstraites et des principes fixes ; et de là son jugement, en règle générale, n'est pas aussi froid, aussi délibéré, ni aussi sain que celui de l'homme.

Moins apte à se défendre et à se protéger ellemême, plus timide, moins douée pour le travail à l'extérieur et exposé aux éléments, tout à fait incapable de plusieurs genres de travaux les plus rudes et les plus durs, ayant moins de capacité pour presque toutes les occupations professionnelles, elle tend naturellement à s'attacher à V homme comme à son protecteur et à son soutien naturel. Elle est douée pour la vie domestique, pour être la compagne, l'assistante, V auxiliaire de l'homme, pour produire et éduquer des enfants et régir les affaires du ménage. Elle est douée pour le cercle domestique, et non pour la sphère politique; pour la vie domestique et non pour la vie officielle ; ni pour le vacarme politique, ni les débats et les luttes des campagnes électorales,

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