‹ Le système du gouvernement américain, son caractère & ses effets, ses défauts, l'organisation des partis & leur influence, la prospérité du peuple soumis à sa protectionChapitre 142 sur 211 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

leurs droits et de leurs biens. Il devrait, dans la plupart des cas, avoir le pouvoir de gérer la propriété de sa femme, comme son agent, suivant ses souhaits et ses indications, et pour le bien et l'avantage commun des deux et de leurs enfants s'ils eu ont. Il ne devrait pas avoir d'autre autorité sur ses biens ni d'autres droits d'agir ; et la loi devrait lui donner un frein suffisant s'il abuse de son autorité comme agent. Pour autant que la loi anglaise common-law investit le mari, lors du mariage, de la fortune de la femme ou d'une partie de celle-ci, elle est erronée. Il devrait être regardé seulement comme son représentant et son agent, avec le pouvoir d'agir selon ses vœux et ses intérêts, dans les matières civiles ; mais dans les matières politiques , ses pouvoirs par la nature du cas, doivent être d'un caractère plus large. Il doit agir d'une manière plus indépendante de sa femme, comme son curateur et son tuteur, aussi bien que comme son représentant, et sans consulter directement ses vœux.

Il n'y a pas de conflit entre les droits et les intérêts du mari et de la femme, lorsque la loi assure à une femme mariée le contrôle de ses biens, de sa personne et de ses gains, comme elle le fait pour le mari; lorsqu'elle lui permet de faire les contrats qui y sont relatifs, et permet au mari de gérer la fortune de la femme, mais seulement comme son agent, aussi longtemps qu'elle le désire, et lorsqu'il la gère conformément à ses désirs pour le bien général de la famille. D'un autre côté, le mari a souvent besoin de protection contre les actes d'imprévoyance, l'extravagance et la prodigalité de la femme. Elle ne

devrait être autorisée à faire des contrats et à acheter en son nom que comme son agent et avec son assentiment exprès, excepté dans des cas de nécessité très grande lorsqu'elle sera la justification de l'action. Comme règle générale, le mari ne devrait pas être responsable des actes et des contrats de la femme.

Il devrait y avoir, et en règle générale il n'y a pas d'antagonisme entre les droits, les intérêts et les projets du mari et de la femme. Ils ont, dans la plupart des cas, une unité et une identité d'intérêt. Tel est spécialement le cas lorsqu'ils ont des enfants communs à élever et à pourvoir; et qu'aucun d'eux n'a d'autres enfants. Les enfants forment le lien le plus fort possible entre les parents; lien d 'union qui généralement rend apparent pour eux leur unité et identité d'intérêt. La plus grande différence d'objet et d'intérêt naît par rapport à la disposition de leurs biens, lorsqu'ils ont deux ou trois catégories d'enfants ou lorsqu'ils n'en ont pas du tout.

Les droits de propriété des femmes seules sont aussi bien protégés par la loi, dans tous les pays civilisés, que ceux des hommes ; et les tribunaux sont ouverts au même degré aux deux sexes pour faire redresser les torts qui leur sont faits. Sous le code Napoléou, les biens et les droits civils des femmes mariées sont bien protégés; et tel est le cas sous la plupart des aspects pour les nouveaux statuts publiés depuis 1849, dans un grand nombre d'États de l'Union. Comme règle générale, la même loi qui protège la fortune, les droits et les intérêts du mari, protège également ceux de la femme; ei en outre,

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