‹ Le système du gouvernement américain, son caractère & ses effets, ses défauts, l'organisation des partis & leur influence, la prospérité du peuple soumis à sa protectionChapitre 141 sur 211 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

toirs et des ateliers, lorsqu'elle surveille le travail des hommes et des femmes, lorsqu'elle gère tous ces départements industriels, fait le commerce par terre et par mer, et fait la banque avec succès, il est convenable de lui donner la même éducation qu'à l'homme, de la laisser participer non seulement à l'exercice du droit électoral, mais aussi à la profession du barreau, à l'administration de la justice et à faire et exécuter les lois du pays. Jusqu'à ce qu'elle se montre capable et désireuse de remplir toutes ces positions dans la vie, aussi bien que l'homme, et le prouve par une pratique actuelle, il semble hors de propos de l'élever de la même manière et pour la même sphère de vie que l'homme.

Très peu de jeunes femmes ont l'ambition d'obtenir une éducation collégiale et sont portées à faire des efforts suffisants pour traverser le cours de semblables études. La plupart d'entre elles se contentent du cours d'études poursuivi dans la plupart de nos meilleures écoles ordinaires. Quelques-unes ont l'ambition d'acquérir quelque connaissance de la musique et des beaux arts, et quelques-unes désirent une éducation plus étendue, généralement dans le but de l'enseignement. La fin et l'objet principal de l'éducation des femmes dans les classes moyennes et riches de notre pays semble être de permettre à leurs filles de bien paraître dans la société, de plaire aux hommes et de les amuser, de trouver des maris qui puissent et veuillent les entretenir dans l'aisance sans beaucoup d'efforts de leur propre part. Les jeunes dames sont élevées pour dépenser et non pour gagner de l'argent ; pour vivre sur les gains et les

revenus de leurs maris, mais non pour faire de grands efforts à l'effet de gagner un revenu pour ellesmêmes ; pour vivre d'une vie dépendante et non pour faire des affaires pour elles-mêmes et vivre d'une vie indépendante sur les fruits de leur propre industrie. Les jeunes demoiselles et les jeunes femmes mariées s'attendent à vivre à l'aise, bien que l'esprit de leurs pères et de leurs maris puisse être tellement surchargé de travail et des anxiétés qui y sont relatives, qu'ils en soient promptement épuisés et que leurs jours en soient abrégés.

La constitution, la nature et les talents de la femme la douent pour la vie domestique et non pour la vie publique ; et ses goûts, ses inclinations, son ambition, sont en harmonie avec la vie domestique.

De là son inclination à s'attacher à l'homme comme ù son protecteur et son tuteur; elle préfère le voir agir comme son représentant, plutôt que de faire effort et de courir le risque d'agir pour elle-même d'une manière indépendante. Elle essaye rarement de le faire, excepté lorsqu'elle y est poussée par une rigoureuse nécessité. Elle s'en repose très généralement plus sur l'homme qu'il ne convient à son bonheur ou au bien de sa famille.

SECTION IV

DROITS DK LA FEMME, LEUR PROTECTION ET LA SITUATION RELATIVE DU MARI ET DE LA FEMME.

Le mari est le chef et le représentant de la famille. 11 est aussi l'agent et le curateur, ainsi que le protecteur et le tuteur de sa femme et de ses enfants, de

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