CHAPITRE IV
contenter de ces situations ou être mécontents, sans repos et malheureux. Il en est de même des femmes. Presque toutes elles doivent par nécessité, occuper des positions, moyennes, ordinaires et inférieures dans la vie, elles doivent s'attacher à leurs maris et à leurs familles, et se conformer à la condition, au rang dans la vie et à la position sociale, dans laquelle la Providence, la naissance, le mariage, et la bonne ou la mauvaise fortune les ont placées, si elles désirent remplir les sphères auxquelles Dieu les a destinées, et jouir d'un degré convenable de contentement et de bonheur dans ce monde.
Comme règle générale, une femme mariée doit suivre la fortune de son mari, et vivre dans le même cercle social que lui, avec les femmes de ses égaux ; elle devrait se conformer, ainsi que son industrie, son mode de vie, et le genre de son ton, à ses affaires, à sa condition dans la vie et à ses revenus, agir comme un auxiliaire pour régir avec discrétion et économie, les affaires de la famille et du ménage, instruire et aider à élever ses enfants. Si elle ne peut pas gagner de l'argent, elle doit s'étudier à en épargner autant sur les gains et revenus du mari, que cela est conforme au confort et au bien général de la famille, et faire sa partie, pour améliorer sa condition, et accumuler quelque chose pour l'usage futur et l'avantage tant d'elle-même que de son mari et de leurs enfants après eux; et ne pas se précipiter elle-même avec sa famille et son mari, par un genre de vie au-dessus de ses moyens, dans le bourbier de la banqueroute et de la pauvreté.
Les cas où les femmes font des affaires ou gèrent
leurs propriétés elles-mêmes, sont exceptionnels, et alors elles remplissent dans une certaine étendue la sphère de l'homme. Ils peuvent être classés comme suit :
1 . Les femmes mariées qui ont hérité ou acquis autrement une fortune ou des biens et en conservent le contrôle et la gestion, elles-mêmes, indépendamment de leurs maris.
2. Les femmes seules qui font des affaires ou gèrent elles-mêmes leur fortune, et les femmes mariées qui font des affaires indépendamment de leurs maris.
3. Les femmes mariées, qui ont des maris dont la santé est détruite et qui par suite de la nécessité de la situation, et d'une énergie de caractère peu commune,, continuent les affaires du mari, sous des avis, avec l'aide d'employés.
4. Les veuves restant avec des enfants, qui continuent l'exploitation rurale, commerciale, industrielle ou l'exploitation d'une taverne ou autre affaire du mari décédé, ou quelqu'autre affaire, avec l'aide de leurs enfants et d'employés, pour se soutenir et s'entretenir elles-mêmes et leur famille.
Dans ces cas exceptionnels, les femmes doivent surveiller leurs affaires ou quelque portion de oelles-ci, ou tenir des livres de comptes, rédiger et solder des comptes, faire des contrats, employer des hommes, traiter et payer leurs employés, et parfois emprunter de l'argent, émettre des obligations, et faire beaucoup de choses qui, à proprement parler, appartiennent à la sphère de l'homme, mais que quelquesunes apprennent et font avec succès. Très peu de