‹ Le système du gouvernement américain, son caractère & ses effets, ses défauts, l'organisation des partis & leur influence, la prospérité du peuple soumis à sa protectionChapitre 166 sur 211 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Au lor décembre 1869, il y avait des obligations des Etats-Unis émises pour les chemins de fer du Pacifique payables en 30 ans de date, rapportant 6 p. c. d'intérêt, et ce pour un total de 62,625,230 dollars. Les compagnies de chemins de fer devant selon toute attente et étant requises de payer ces obligations et leurs intérêts , on ne les regarde pas comme une dette du gouvernement.

La récapitulation de la dette des États-Unis au 1er décembre 1869 sans y comprendre les obligations du chemin de fer du Pacifique était :

Dette portant intérêt en argent :

Obligations à cinq pour cent . . . d. 221,589,300 Obligations à six pour cent . ...» 1,886,348,700

Dette portant intérêt en billets Certificats à trois pour cent.

Fonds des pensions pour la marine

Dettes qui ne portent plus intérêt Bons du trésor sans intérêt.

Cours des coupures ....

Certificats de dépôts d'or . .

Accroissement d'intérêt . . .

Total. . . d. 2,648,234,682 Total en caisse, en monn. d. 105,969,949

Total en caisse, en billets. »

Fonds d'amortissem., obligations des États-Unis et intérêt »

Total à déduire .

Balance de la dette d. 2,453,559,735

1865 1er septembre. — Balance de la dette d. 2,757,689,571

Remboursem. faits en 4 années etl/4. d. 304,129,836

Les revenus et les dépenses du gouvernement fédéral, tous dérivés de taxes, de douanes, de droit de poste sauf une somme de un à 4 millions par an, reçue pour vente de terres, étaient les suivants pour les années fiscales se terminant au 30 juin :

Années. Revenus. Dépenses.

Les dépenses comprennent l'intérêt annuel payé pour la dette publique; le surplus des revenus étant employé à réduire le capital de la dette. Des revenus aussi énormes levés en temps de paix, sur un peuple appauvri par la guerre attestent l'extravagance et la prodigalité du gouvernement, et les taxes oppressives imposées aux populations. D'aussi larges revenus ne furent jamais levés, auparavant sur aucun peuple, en proportion de sa population, pendant une époque de paix.

Le parti dominant semble avoir eu une crainte inutile de payer la dette nationale rapidement, et dans un petit nombre d'années ; et par crainte que son intérêt n'opprimât la génération prochaine du peuple, la génération actuelle a été opprimée et accablée de taxation, pour payer non seulement l'intérêt, mais encore une moyenne proportionnelle du

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capital d'environ 70 millions de dollars par an. Nos gouvernements des États et de nos villes ne suivent pas une politique semblable. Ils contracteront de larges dettes pour des objets d'intérêt public et des améliorations ; ils sont contents de ne payer que l'intérêt seulement ; et laissent à la génération prochaine, qui sera plus nombreuse, et jouira des avantages de la dépense de payer l'intérêt d'une manière semblable. La Grande-Bretagne et d'autres pays de l'Europe ont suivi la même politique pendant plus d'un siècle.

Relevé de la dette consolidée et flottante du Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et de l'Irlande pendant les périodes mentionnées ci-dessous :

Dette en Livres Sterling. Diminution.

1817 1« février, 840,850,491

1838 5 janvier, 792,306,442 48,544,049

1855 1er marS5 775,215,519 17,090,923

Depuis 1860 une large part de la dette publique a été convertie en annuités à terme; 5 millions de liv. sterling ont été ainsi converties en 1864; et le capital estimatif de semblables annuités, fut ainsi élevé de 1860 à 1867 d'environ 6 millions 1/2 de liv. sterling en sorte que le décroissement réel de la dette publique delaGrande-Bretagne en sept années depaix

1 La dette fut accrue par la guerre de Crimée.

de 1860 à 1867 fut seulement de 18,230,000 livres sterlings environ 90 millions de dollars; tandis que la dette publique des Etats-Unis a été diminuée par payements, en 4 ans 1/4 de plus de 304 millions de dollars. La politique de l'Angleterre est de n'imposer au peuple aucune charge supérieure à celle qui est nécessaire pour payer les dépenses courantes du gouvernement et l'intérêt de la dette nationale; et de laisser à ses successeurs le soin de porter une charge égale.

SECTION il.

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