‹ Le système du gouvernement américain, son caractère & ses effets, ses défauts, l'organisation des partis & leur influence, la prospérité du peuple soumis à sa protectionChapitre 178 sur 211 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

130 millions; en 1860 on le déclarait être de 1 millard 151 millions 558,000 ; en décembre 1867 de 1 milliard 655 millions 483,000 ; en décembre 1863 de 1 milliard 869 millions 525,000, et en janvier 1870 il peut être sûrement estimé à 2,000 millions de dollars.

Sauf les larges sommes dépensées pendant la rébellion, l'argent emprunté par les États était très généralement bien dépensé et d'une manière profitable. Dans la plupart d'entre eux, les dettes de l'Etat représentent de la propriété pour tout leur total ; et le peuple bien loin d'en être plus pauvre, ou chargé à raison de s'être chargé de ces dettes, est actuellement plus riche, car les améliorations faites avec l'argent emprunté, ont été très généralement productives et payent les intérêts des prêts. Elles ne facilitent pas seulement le travail et développent l'industrie, mais elles ont actuellement augmenté la valeur de la propriété, souvent de deux à cinq fois son prix.

Nos dettes des villes sont également devenues considérables. En 1840, les dettes de 13 des villes les plus considérables de l'Union excédaient 25 millions de dollars. Depuis cette époque elles ont été constamment croissant et probablement à cette époque (janvier 1871) elles s'élèvent à un chiffre de 100 à 150 millions de dollars. Une forte partie de celles-ci était contractée pour des travaux pour les eaux, des marchés, des voies ferrées et autres améliorations productives, et présentent actuellement une propriété productive, dont le revenu paye l'intérêt qu'elles réclament ; mais une forte propor-

tion des dettes des villes fut aussi contractée pour des édifices publics, des maisons d'école, des égouts, des ponts, des parcs etc., qui ne produisent pas de revenu bien qu'ils soient utiles et ayent une valeur. Presque toutes les dettes des villes représentent une propriété ayant une valeur. Les dettes pour les écoles et les objets d'éducation ont élevé les impôts plus que celles d'aucune autre nature.

Les dettes des corporations de chemin de fer et autres compagnies incorporées, sont aussi très considérables. Elles représentent une partie du capital placé dans de semblables améliorations, et affaires. Le capital des compagnies ne représentant qu'une partie seulement du capital ainsi placé.

Pour autant que nos obligations nationales, des Etats, de la ville, du comté et des corporations, soient possédées par nos propres citoyens, notre pays et les citoyens qui y sont réunis ne sont pas plus pauvres par rapport à elles. Quoique l'intérêt des obligations nationales, et de quelques autres obligations rendent nécessaires l'imposition de taxes à la propriété et à l'industrie du peuple entier, pour l'avantage du petit nombre de ceux qui les possèdent ; mais pour autant qu'elles sont possédées au dehors, elles n'oppriment pas seulement l'industrie du pays et l'appauvrissent pour en payer l'intérêt, mais elles embarrassent aussi les relations commerciales du pays et drainent chez lui les espèces.

On estime généralement que près de 1,000 millions de dollars de nos obligations nationales sont possédés au dehors, la plupart en Europe, ainsi que 200 ou 300 millions des États, des villes et des so-

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