‹ Le système du gouvernement américain, son caractère & ses effets, ses défauts, l'organisation des partis & leur influence, la prospérité du peuple soumis à sa protectionChapitre 177 sur 211 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

le manufacturier étranger, en accroissant les frais des manufactures américaines qui rivalisent avec les fabricats importés, et tournent ainsi contre elle en tendant à l'abaisser. L'Angleterre, la France et d'autres pays manufacturiers de l'Europe, ont appris une politique plus sage. Elles n'imposent généralement pas de droits ou des droits très bas, sur les matières brutes à employer dans les manufactures, afin que celles-ci puissent produire aux moindres frais possibles, et pour leur permettre de vendre à des prix tels qu'ils soient inférieurs à leurs voisins et luttent avec succès sur les marchés étrangers.

SECTION IV

SITUATION FINANCIÈRE, INDUSTRIELLE ET COMMERCIALE A DIFFÉRENTES PÉRIODES.

La dette étrangère du peuple et du gouvernement des Etats-Unis en 1830 était seulement d'environ 200 millions de dollars; mais nous n'avions alors que quelques milles de chemins de fer, peu de canaux et autres améliorations intérieures comparativement à ce que nous avons maintenant, et très peu de capitaux employés dans l'industrie manufacturière et minière. Aujourd'hui (janvier 1870), nous pouvons estimer le coût de notre chemin de fer, de notre matériel roulant, et des constructions, à environ 2,000 millions de dollars, et ils vaudront bientôt dans le calcul total, autant qu'ils ont coûté.

Le capital placé et employé dans les manufactures mécaniques, et l'industrie minière des États-Unis en

1830, n'excédait pas200 millions de dollars; en 1840, il était comme on le voit par le rapport du recensement de 296 millions de dollars; en 1850 il dépassait 525 millions de dollars; en 1860 il s'était élevé jusqu'à près de 1,010 millions de dollars, et on peut maintenant l'évaluer avec justice à 1,600 millions de dollars ; tandis que notre dette étrangère s'est grossie jusqu'à 1,400 millions de dollars.

Les dettes des États allaient constamment croissant, depuis l'origine du canal de l'Erié, en 1817, jusqu'à la fin de la rébellion, en 1865. En 1830, elles étaient d'environ 40 millions de dollars; elles dépassaient 198 millions en 1840 et 250 millions, en 1860. Elles approchaient de 348 millions en décembre 1865 et étaient redescendues à 323 millions de dollars en décembre 1868. Presque toutes les dettes de l'Etat, contractées avant le commencement de la rébellion, en 1861, étaient faites pour construire des canaux, améliorer la navigation des rivières, et construire des chemins de fer ou aider des compagnies incorporées, à les construire; et plus de la moitié des obligations des États étaient vendues en Europe pour trouver le moyen d'opérer ces améliorations.

La majeure partie de notre dette étrangère naquit de ces sources.

Les améliorations des canaux et des rivières dans les États-Unis avaient coûté, en 1830, environ 40 millions de dollars; 100 millions en 1840; et plus de 160 millions en 1860. Le capital placé dans les chemins de fer, gares, et autres constructions à leur usage, les ponts et le matériel roulant étaient en 1830 d'environ 2 millions de dollars; en 1840 d'environ

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