CHAPITRE VI
construire plus de chemins de fer , et la somme prodigieuse de capital, absorbée chaque année par la construction de nouvelles routes, ainsi que l'extravagance générale du peuple et du gouvernement. Notre pays se trouve dans une situation critique. La plupart de nos hommes d'affaires et de nos capitalistes craignent une crise, ou une chute soudaine dans les prix et la valeur de la propriété, et un grand affaiblissement dans l'industrie et dans les affaires.
Ce dont le peuple a le plus besoin, c'est de le soulager autant que possible des charges de l'impôt, de posséder des lois de tarif convenablement ajustées à la situation et aux intérêts commerciaux du pays, et la diminution lente de la circulation du papier, ou son arrêt sans lui permettre de s'étendre. Être délivrés de la dette publique et des charges de la taxation afin d'en payer l'intérêt, est impossible sans déshonneur ; mais imposer des taxes pour payer la dette rapidement est inutilement oppressif et cruel.
SECTION V
maux d'une circulation dépréciée.
Une circulation surabondante est toujours et nécessairement dépréciée dans ses facultés d'achat. Une circulation dépréciée tend à accroître le prix de tous les produits de l'industrie, le coût de la vie, les prix du travail, et les prix des rentes et de toute espèce de propriété. Elle tend à les élever tous audessus du taux du monde commercial, à déranger les relations d'affaires et l'industrie d'un pays, ainsi
que les relations de débiteur à créancier , d'élever si haut les prix des produits que c'est arrêter et diminuer l'exportation et attirer une somme plus considérable d'importations. Elle crée ainsi une balance de commerce défavorable et embarrasse les relations commerciales de l'étranger avec le pays. Tandis que se poursuit le cours du développement, il tend à rendre certains soudainement riches et à encourager l'orgueil et l'extravagance. Notre pays a travaillé tant d'années sous l'influence d'une circulation dépréciée que ses maux se sont complètement développés et ont été très généralement reconnus; et je puis dire avec sécurité, qu'ils sont maintenant très considérablement exagérés, par une forte catégorie de personnes, qui sont portées à attribuer à la circulation, des maux qui sont l'accessoire de toute dette publique considérable et sont produits par elle, par les dépenses prodigues du gouvernement fédéral, et la taxation énorme, imposée au peuple pour payer l'intérêt de la dette et soutenir le gouvernement.
Le système de faire la guerre en payant généralement l'armée et les créanciers publics avec des billets de la trésorerie, était si aisé, les premiers effets furent si bons et si apparents, et les mauvais effets pour la plupart si éloignés et se développèrent si lentement que le peuple aussi bien que le gouvernement, étaient très généralement endormis dans une fausse sécurité, et ne se rendirent pas compte, sauf après la fin de la guerre, qu'une circulation surabondante de papier monnaie augmentait les frais de la guerre et la dette publique de 5 ou 600 millions de dollars et peut-être plus. C'était lever une sorte dVm-