RÉDUCTION DE LA CIRCULATION
Le dernier secrétaire de la trésorerie disait dans son rapport annuel en décembre 1868: Notre circulation dépréciée doit être retirée ou élevée au pair des espèces, ou cesser d'être une monnaie légale avant que des progrès substantiels puissent être faits pour d'autres réformes. La seconde alternative de la proposition du secrétaire d'élever la circulation au pair de la valeur actuelle des espèces, sans en retirer une large portion, est une impossibilité.
On devrait se ressouvenir comme d'une loi Lien connue du commerce, que le volume de l'argent en circulation, en proportion des produits annuels et des affaires d'un pays, détermine son pouvoir acquisitif, et le prix du travail, ainsi que des propriétés, et des produits du travail, offerts au marché, et que la monnaie aussi bien que le papier-monnaie est dépréciée dans sa valeur quand son chiffre devient excessif. On peut affirmer comme une vérité que lorsqu'il y a une circulation mixte excessive dans son taux, consistant en espèces et en papier-monnaie, et que la loi oblige les émetteurs de papier à le racheter en monnaie, la tendance naturelle et l'effet sont de diminuer la valeur et le pouvoir d'acquisition de l'argent au taux du papier, et d'égaliser les valeurs commerciales des deux. Cette vérité est prouvée par les prix élevés de 1836, lorsque nous avions une circulation mixte d'espèces et de billets de banque convertibles. Tel est l'effet nécessaire, jusqu'à ce que la circulation totale soit réduite, par le retrait d'une partie du papier ou l'exportation d'une partie de l'argent.
Comme les prix dépendent de l'étendue de la circulation, il est impossible de les réduire ainsi que celui du travail et les dépenses de la vie à un taux convenable, sans réduire d'abord le taux de la circulation. Si nous avions une circulation de 700 millions exclusivement en argent, les prix des produits et du travail seraient et resteraient tels qu'ils sont actuellement, jusqu'à ce que la somme de la circulation ait été réduite par l'exportation ; mais le mal tendrait à se corriger lui-môme, et il n'y aurait pas