CHAPITRE VI
longtemps, avant que le chiffre ne se trouvât réduit par l'exportation au taux convenable. De là absence de danger d'avoir pendant longtemps les prix exagérés, avec une circulation exclusivement métallique. Mais une circulation mixte et des payements en espèces obligatoires, de la part des banques ne donnent pas de sauvegarde contre la pléthore, comme le montre parfaitement notre expérience en 1836 et 1856 ; et dès lors la reprise des payements en espèces, avant que le total de la circulation ait été réduit à son chiffre propre, ne serait d'aucune conséquence , sauf quant à l'augmentation de l'exportation des espèces, et amènerait une réaction.
S'il était possible de reprendre des payements en espèces, tandis que nous avons en circulation700 millions de dollars en papier-monnaie, et de placer tout cet ensemble de bons de trésorerie et de billets de banque au pair avec la monnaie, l'effet nécessaire serait, non pas d'augmenter le pouvoir acquisitif du papier-monnaie, mais de déprécier celui de l'or, au taux actuel de la dépréciation du papier-monnaie, les propriétés, les produits et le travail qu'ils soient payés en papier ou en or, resteraient au même prix qu'ils sont maintenant, tellement manifestement au-dessus des prix des autres pays, que les exportations en seraient diminuées , que la production domestique en serait découragée et diminuée, ce qui était le cas en 1867, et inviterait de nouveau à de larges importations, jusqu'à ce que notre approvisionnement d'or pour payer soit épuisé, et que les banques et la trésorerie soient de nouveau débarrassées
(la la pression, par une suspension générale des payements en espèces.
Les lois inexorables du commerce sont telles qu'il n'est pas possible de réduire les prix et les dépenses de la vie ainsi que la production de ce pays à leur taux, sans réduire d'abord le volume de la circulation. Avec une très forte dette étrangère, portant intérêt en espèces, avec une balance du commerce considérable en défaveur du pays, il sera impossible de reprendre et de continuer les payements en espèces jusqu'au moment où la quantité de l'argent sera réduite au point de ramener les prix des provisions et des produits agricoles, généralement au-dessous des prix des autres pays, et à admettre ainsi une augmentation des exportations et une balance du commerce plus favorable.
Considérant notre dette étrangère actuelle, les circonstances et la situation actuelle de notre pays et celles de 1837 et 1857 ; ainsi que les causes des terribles réactions de ces années, résultant pour la plupart d'une circulation mixte pléthorique et d'énormes extensions du système de crédit, stimulées par un excès de papier-monnaie, il ne semble pas possible que nous puissions reprendre et conserver les payements en espèces jusqu'à ce que le montant total de notre circulation ait été réduit jusqu'au-dessous de 10 dollars par tête. Considérant l'augmentation de notre population, si la circulation pouvait être réduite de 30 ou 40 millions par an pendant 5 ans de suite, nous poumons peut-être reprendre avec succès les payements en espèces à la fui de cette période.