NOTRE SYSTEME ET NOTRE POLITIQUE VIS A VIS DES INDIENS
Notre système Indien a été dans ses résultats, la moins heureuse de toutes les branches de notre gouvernement. Trouvant les Indiens des sauvages errants, sans gouvernement et sans lois (sauf leurs chefs et quelques coutumes primitives), sans capacité de faire des lois, d'organiser et d'administrer un gouvernement pour eux-mêmes, le Congrès s'abstint de les soumettre à des lois, de former un gouvernement et un Code de lois à leur usage, et le résultat fut, qu'ils furent corrompus par le commerce avec les blancs ; et faute de résidence stalle et de soumission à la loi, la plupart d'entre eux devinrent des outlaws et des brigands.
Beaucoup a été fait pour améliorer, civiliser et accoutumer à l'industrie , les quelques milliers d'Indiens établis sur les réserves dans l'État de New- York ; et quelque progrès a été fait en civilisant les Creeks, les Cherokees, les Choctaws, les Chickasaws et autres Indiens, qui furent refoulés dans le territoire Indien, à l'ouest de l'Arkansas et du Missouri, il y a environ quarante ans. Mais, leurs progrès ont été faibles en comparaison de ce qu'ils auraient été si le Congrès avait organisé un gouvernement territorial pour eux , les avait unis sous un gouvernement, adopté le cadre d'un code de lois, à eux destiné, institué un gouverneur, des officiers d'état, des juges et des prévôts, les avait soumis aux
lois, avait nommé leurs chefs et formé les hommes pour les offices qu'ils étaient capables de remplir, et leur avait permis d'élire quelques-uns de leurs officiers, et de participer au pouvoir législatif en ce qui les concernait ainsi qu'à l'administration de leurs affaires locales, dans une certaine sphère étroite. u Rien ne peut-être fait avec des tribus errantes jîisqii à ce qu'elles aient été confinées sur des réserves et soumises à la loi.
Avec nos institutions dont la liberté est vantée, notre civilisation protestante, et notre esprit exclusif, en tenant les Indiens à distance, nous n'avons réussi qu'à civiliser à moitié près de 100,000 d'entre eux pendant une période de 250 ans; tandis que nos voisins de l'Amérique espagnole, avec l'aide des prêtres catholiques, par la fusion et les mariages avec les Indiens, en étendant jusqu'à eux l'action civilisatrice de la loi et du gouvernement, ont soumis à la loi, à la foi, à la civilisation catholique, et à un certain degré à un travail régulier, et élevé à un plus haut degré de civilisation que celle qui existe parmi les tribus de notre territoire Indien à l'Ouest de l'Arkansas, plus de 12 millions de descendants de sang pur ou mêlé des populations aborigènes de l'Amérique. Vraiment nous n'avons aucun motif d'être fiers de notre succès, quant au développement du bien-être de la race indienne.