‹ Le système du gouvernement américain, son caractère & ses effets, ses défauts, l'organisation des partis & leur influence, la prospérité du peuple soumis à sa protectionChapitre 46 sur 211 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

EFFETS DE NOTRE SYSTÈME DE GOUVERNEMENT. — ORGANISATION DES PARTIS, LEUR MÉCANISME D'ACTION, ET LEUR INFLUENCE ; REMÈDES APPLICABLES A LEURS DÉFAUTS.

SECTION PREMIERE

ÉLECTIONS POPULAIRES , LEUR INFLUENCE SUR LES HOMME8 POLITIQUES ET LE PEUPLE.

Bien que notre forme de gouvernement soit la meilleure du monde entier pour un peuple intelligent, sous un climat froid ou tempéré; il n'en est pas moins vrai, que comme toutes les autres institutions humaines, elle n'est pas parfaite dans son action, et ne répond pas complètement à l'espoir et à l'attente de ses organisateurs et de ses amis. Les élections populaires, comme elles sont menées sous notre système, ne sont en aucune manière un bien sans alliage; bien qu'une grande partie des maux qui en résultent, naissent des défauts et des vices de notre système électoral, et pourraient être évités. La carrière politique dans un pays démocratique comme le nôtre, arrache souvent les hommes à leurs affaires et à leur carrière spéciale, et flatte une grande quantité d'entre eux de faux espoir et d'attentes illu-

soires, en les soumettant à d'amers désappointements.

Des élections fréquentes et les agitations populaires qui les accompagnent, stimulent l'ambition personnelle d'un grand nombre de personnes ; éveillent des aspirations qui ne peuvent jamais être satisfaites; excitent les esprits de la multitude à courir çà et là, afin d'assister aux meetings politiques ; troublent l'industrie et les affaires ; et par les exagérations, les mensonges et les faux prétextes qui les accompagnent, elles tendent à tenir le peuple dans un état d'excitation, d'agitation et de mécontentement de son gouvernement aussi bien que de ses cbefs, et amènent chez beaucoup de personnes l'indolence, l'escroquerie et le crime.

Les élections populaires et la jouissance du droit électoral, ont complètement démoralisé les nègres de la Jamaïque et des autres îles de l'Inde occidentale anglaise ; ainsi qu'à Haïti et à Santo-Doniingo, et il y a un grand danger qu'il n'en soit également ainsi dans nos États du Sud l.

Des esprits énergiques et bien pondérés sont amendés par de pareilles excitations, tandis que les

1 L'ex-gouverneur Perry , de la Caroline du Sud , décrit les nègres comme « n'étant plus ce laboureur industrieux, utile et poli qu'il était autrefois, mais comme étant devenu un fainéant oisif. Enflé de sa nouvelle et merveilleuse importance politique, il a abandonné ses habitudes de travail antérieures, et dépense so7i temps à assister aux meetings publics et aux assemblées de la ligue loyale, pendant le jour et pendant la tw.it. Cette race entière semble disposée à quitter le travail, et a Be réfugier dans les villes et villages où elle peut mener une existence oisive et misérable, en c >i de petits vols et en mendiant. «

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