CHAPITRE II
meilleurs des hommes, en tenant compte de leur caractère intellectuel et moral, de leur éducation, de leurs habitudes, de leur instruction et de leur expérience, de leur énergie de caractère et de leur industrie, en prenant tout en considération. Généralement les partis politiques, les caucus, les conventions électorales ne recherchent pas d'hommes pareils. Il leur faut des partisans actifs, flexibles et dévoués. Nous ne devrions avoir dans aucune position officielle, des gens inférieurs ou très communs, bien qu'il ne faille pas s'attendre à ce que des hommes de beaucoup de talent, d'expérience et d'une forte instruction, puissent se rencontrer pour occuper les fonctions les plus inférieures. Des hommes plus communs ou des jeunes gens sans expérience doivent les occuper. Mais il nous faut les meilleurs hommes que l'on puisse se procurer, pour toutes les positions officielles ; et on devrait se débarrasser d'un système qui ignore le caractère moral et assis, l'expérience et la capacité, et tient l'exclusivisme et l'habileté, l'activité et la servilité de l'homme départi, comme le principal passeport de la faveur du parti. Dans les circonstances les plus favorables, et parmi celles-là seulement, l'homme est un être progressif; et il y a encore de la marge pour le progrès, non pas seulement dans la science mécanique et naturelle, mais également dans la science des lois et du gouvernement. Notre système de gouvernement, n'est qu'une expérience d'une durée relativement courte ; et comme ses défauts sont manifestés dans la pratique, il faudrait faire quelques efforts pour les corriger. Nous manquons de législateur, et dans tous les
plus hauts grades des fonctions, d'hommes sages et prudents, modérément progressifs, qui se tiennent à la hauteur des progrès rationnels de l'époque, mais ne courent pas au-devant d'eux. Comme la science, l'industrie, et la société progressent, la loi devrait progresser, afin de se maintenir à leur hauteur. Nous ne manquons pas pour ces fonctions de réformateurs haletants et fanatiques, ni d'hommes tellement inféodés aux lois et aux institutions de nos ancêtres qu'ils pensent qu'il est impossible de les changer excepté en mal.
Les électeurs peuvent juger de la capacité des candidats pour leurs fonctions, seulemeut d'après leurs actes et leur réputation, d'après leur éducation, leur vie et leurs habitudes, en un mot par leur histoire. Delà les hommes devraient être présentés comme candidats lorsqu'ils sont connus. Des hommes qui aient quelques antécédents, dont la vie, le caractère ou la réputation, soient connues de leurs concitoyens, et l'on n'est pas apte à voter convenablement, sans avoir quelque connaissance ou quelques informations auxquelles on puisse se fier quant à l'éducation, au caractère, aux travaux et aux habitudes ainsi que sur l'histoire des succès et des chutes des hommes dont les noms sont présentés à leur suffrage.
Dans un système électif de gouvernement tel que le nôtre, lorsque la plupart des fonctionnaires sont élus pour de courtes périodes, les électeurs devraient être des hommes qui lisent, observent et pensent, des hommes capables de penser pour eux-mêmes, et de se former un jugement indépendant sur le caractère, la capacité et l'aptitude des hommes quant aux