LE SYSTÈME DU UO
la cause ? Je ne le pense pas, e gérez probablement mon opii je vous aurai dit, pour m'abrî torité d'un nom justement pop rago n*a pas dédaigné d'écrire drier et que, selon lui, a. Vi l'almanaoh touche aux points neux de la science et de l'érud Mais n'allez pas vous laisse ces dernières paroles. Si mor se borne pas à satisfaire le vœv de M. Jourdain qui désirait se voir quand il y a de la lune oi en a pas, n je ne prétends pas i égarer dans les détails corn] science difficile; je me propos de vous initier, par des raisor pies, aux principes sur lesque!
drier repose, etde vousmoiilri règles ont coûté d'efforts, en les principales méthodes que !
pies ont suivies pour se retv temps.
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u : Les deux unités fondamentales employées feç dans la mesure du temps sont le jour et 4 Vannée; leur origine est tout astronomique ; 12 le jour se rattache à la rotation de la terre X sur elle-même, l'année à la translation de i la terre autour du soleil. Aussi importe-t-il : avant tout de se rendre un compte exact du double mouvement de notre globe et d'apprécier le rôle de la terre dans l'économie générale de Tunivers. Nous commencerons donc par faire ensemble, si vous voulez bien me suivre, une rapide excursion dans le ciel.
L'univers offre deux parties bien distinctes : d'une part, le système solaire, auquel notre globe appartient et dont la structure et le mécanisme sont aujourd'hui parfaitement connus; d'autre part, les étoiles, que leur
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immense éloignement semble devoir déroberlÇ^ toujours à des investigations sérieuses. P^
Le système solaire se compose d'un gloHf^ central, énorme, le Soleil, qui, par uJ® puissante attraction analogue à celle qm^ Taimant exerce sur le fer, oblige un certainl '^ nombre de globes plus petits à décrire aU'F^ tour de lui des orbites à peu près circulaires, lî' Ces corps errants sont les planètes^ dont sixp seulement étaient connues des anciens; ceir sont, par ordre de distance au Soleil : i?
Mercure^ Vénus, la Terre ^ Mars^ Jupiter Y et Saturne, \
Depuis Finvention des télescopes , on a r découvert deux autres grosses planètes, Ura- \ nus et Neptune, dont les orbites enveloppent | la route de Saturne, et un nombre assez \ considérable de planètes très -petites que v quelques astronomes considèrent comme les I débris d'une grosse planète qui, à une épo- ^ que très-reculée, eût circulé entre^ Mars et Jupiter.
Le Soleil est quatorze cent mille fois \ plus gros que la Terre qui a cependant qua- { rante mille lieues de tour. Un de ces observateurs, dont on admire la patience sans être tenté de l'imiter, a compté qu'un litre de
ET LE CALEx\DRIER 9
ié renfermait en moyenne dix mille grains; .'après cela un décalitre en ccmtient cent aille \ si donc on représentait la Terre par in grain de blé, il faudrait entasser qua* orze décalitres pour représenter le Soleil, ^énus et la Terre ont à peu près le môme olume; en les représentant Tune et l'autre )ar im petit pois vert, il suffit, pour se rentre compte des grandeurs relatives des autres planètes, de se figurer Mercure comme un jrain de millet, Mars comme la tête d'une grosse épingle, Uranus comme une cerise, Neptune comme une noix, Saturne comme me pomme de grosseur moyenne et Jupiter X)mme une très-belle orange.
Quant aux distances qui séparent les disperses planètes du Soleil, si l'on représentait par une lieue l'intervalle compris entre l'astre radieux et la Terre, Mercure devrait être placé à une demi-lieue du soleil, Vénus à trois quarts de lieue, Mars à une lieue et demie, Jupiter à cinq lieues, Saturne à dix, Uranus à vingt, et Neptune à plus de trente.
Multipliez maintenant tous ces nombres par trente-huit millions, car notre terre est en réalité à trente-huit millions de lieues du Soleil, et vous aurez une idée exacte de la
vaste étendue que le système solaire occupe |^3i dans les espaces célestes.
Les plus grosses planètes sont à leur tourl les centres de systèmes analogues à notre système solaire. Dans leur course autour de Tastre radieux elles emportent un cortège de satellites ou globes plus petits qui tournent autour d'elles, comme Tessieu d'une voiture entraîne dans sa marche un clou de la circonférence de la roue. Jupiter a quatre satellites, Uranus et Saturne en ont huit, Neptune et la Terre n'en ont qu'un. Le satellite de la Terre est la Lune. Une comparaisoft simple montrera clairement le mouvement de notre satellite. Imaginez une personne valsant autour d'une autre qui Tentraine sur les bords d'un salon dont le centre est occupé par un lustre. Le lustre, c'est le Soleil; le cavalier c'est la Terre, et la personne qui pirouette autour de lui représente la Lune qui suit la TeiTe en tournant autour d'elle.
Les pieds de la danseuse décrivent sur le sol une courbe gracieuse, offrant une succession de boucles arrondies ; c'est l'image fidèle de la route de la Lune dans le ciel.
Enfin, pour compléter le tableau, ajoutons que tous ces globes. Soleil, Planètes,
ET LE CALENDRIER i»
'îii Satellites, sont encore animés d*un mouvement de rotation indépendant de la transo: lation que nous venons de signaler. Les >lî Satellites tournent sur eux-mêmes en se L transportant autour de leur planète centrale; - et, semblables à une toupie qui tourne en r même temps qu'elle glisse sur le sol, les planètes pirouettent aussi sur elles-mêmes pendant qu'elles circulent autour du Soleil.
Au fond, rien de plus simple que le plan de ce système dont les détails sont pour ainsi dire 'des miniatures de l'ensemble. Tous ces corps sont arrondis, tous tournent sur euxmêmes; tous circulent dans l'espace, les uns autour du centre général, qui est le Soleil, les autres autour d'un centre secondaire mobile à son tour autour du centre principal.
Tous ces mouvements sont de même sens ; les rotations sont uniformes ; les orbites presque circulaires sont à peu près couchées dans un même plan. Il y a donc là un véritable système, soumis aux lois de la géométrie et de la mécanique, et fait essentiellement pour durer.
Arrachons-nous à ce spectacle et poursuivons notre route. Ce système solaire qui nous étonnait par son immensité, va se ré-
tl LE 3YSTÉUE DU MONDE
trécir à dos yeux par l'effet de notre gnemeût ; les planètes qui n'ont qu'ui emprunté se déroberoot bieatât à notri et nous û'aperceTTons plus que le seul , lumineux du système, le Soleil, tpii raitra comme un point éljncelant perdi l'espace, comme une de ces brillantes < qui penplent notre ârmament.
Mais nous sommes. Messieurs, déj:
loin de notre Terre; et comme je ne C( plus par moi-même les détours du ch j'ai hâte, pour ne pas vous égarer, d( ramener vers notre demeure. Je vous d magerai, en vous racontant pendaut le les merveilles que des voyageurs plus pides nous ont rapportées.
D'après les récits de ces hardis rateurs des régions célestes qu'on n Williams Herschell et Otto Struve, ch ^de ces innombrables étoiles dont le cte semble parsemé est un véritable soit touré de planètes qu'il éclaire et viv:
tous ces mondes solaires font partie immense groupe, la Voie lactée, dont 1; pective sur le ciel est une zone blan qui fait le tour de la voûte azurée. Se Grecs,
« Enfants gâtés des filles de Mémoire, »
'était la fière Junon
« Dont le beau sein d'ivoire.
» En un fleuve de lait avait changé les cieuxl »
Pour les modernes, la voie lactée est un mmense amas d'étoiles ayant la forme d'un mneau dont le vide central serait occupé )ar notre système et par les soleils les plus •approchés du nôtre. Les unités de longueur labituelles ne sufl&sent plus pour donler une idée .claire des dimensions prodigieuses de ce disque; il faut ici prendre )0ur terme de comparaison la vitesse ,de a lumière. Des expériences précises ont Drouvé que la lumière parcourt soixai^i- ;e-seize mille lieues par seconde. Tandis jue nos trains de chemin de fer les plus rapides mettraient environ quatre cents ans pour franchir les trente-huit, millions de lieues qui nous séparent du soleil, la lumière QB met que huit minutes. Eh bien I en dépit de cette vitesse effrayante, un rayon lumineux parti de l'étoile la plus voisine de la Terre, de Tune de celles qui sont comme nous comprises dans le vide de l'anneau, ne
nous arrive que quatre ans après son départ; |â^ et il ne faut pas moins de vingt siècles à ce messager incomparable pour venir des bords du disque et pour nous apporter l'histoi ancienne de ces mondes éloignés 1 De telle Ig sorte que, si, par impossible, Tun deceslu soleils venait à s'éteindre, on le verrait en- H core de notre Terre briller à la même place 1 1 dans le ciel pendant plus de vingt siècles | j après sa destruction ! 1 1
Que sont nos plus beaux rêves, auprès de |c ces merveilleuses réalités? Et pourtant ce n'est pas tout encore ! Cette foie lactée , où la vie semble épanchée à flots jusqu'à Tinfini, n'est elle-même qu'un point perdu dans les espaces célestes ! Regardée d'assez loin, elle n'apparaît plus que comme Tune de ces petites taches blanchâtres, appelées nébuleuses, que les télescopes nous montrent répandues à profusion dans le ciel. Pareille à la voie lactée, chaque nébuleuse est une agglomération de cinquante millions de systèmes solaires, et pour se transporter d'une nébuleuse à l'autre, il faut à la lumière plus de quatre cent mille ans I
En résumé, l'univers apparaît comme un océan sans bornes, et les nébuleuses comme
"'a: des archipels dont les systèmes solaires seii raient les îles. Au centre de cBaque île, est or une capitale, un soleil qui dispense la vie et GL-^la lumière aux planètes autour desquelles se e. groupent les satellites , comme on voit au-
• tour de nos villes se grouper les villages et
• les hameaui I La lumière met des heures pour traverser l'une de ces îles, des années pour aller d'une île à Tîle voisine, des siècles pour traverser un archipel , des milliers d'années pour voler d'un archipel à Tautre f — On a dit qu'un tel spectacle rabaissait singulièrement l'homme. Sans doute, Messieurs , devant cet ensemble si grandiose , l'homme matériel se sent petit ; mais si le corps s'amoindrit , Tesprit devient plus grand ; l'homme intelligent et moral, celui qui est parvenu, à travers des apparences si complexes, à surprendre le secret de la nature, se relève animé d'une juste fierté ; dans son allégresse, il rend hommage au Créateur et le remercie de lui avoir donné une étincelle de ce feu sacré qui lui a permis de découvrir l'harmonie générale de l'univers et de s'élever jusqu'à la contemplation.de l'infini 1
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Pour voir l'univers tel que je viens de le décrire , il faudrait pouvoir se transportât réellement en un point de Tespace d'où. Ton embrassât d'un coup d'œil le système solaire et les étoiles. Mais l'homme est condamné i rester sur la Terre, et le double mouvement de son observatoire engendre des illusions qui faussent tous ses jugements et semblait au premier abord devoir lui voiler toujours la vérité.
En v^agon, lorsque, après un léger sommeil , le voyageur ouvre les yeux , il croit pendant quelques secondes à son immobilité ; et , taiit que ses sens restent engour* dis, il attribue involontairement aux arbres du chemin un mouvement opposé à celui qui l'emporte lui-même dans l'espace,. Il est vrai que son illusion ne tarde guère à s'éva-
xiouir; il est bien vite ramené au sentiment de la réalité par des chocs désagréables que, <ians ce siècle d'ingénieurs, on n'est pas encore parvenu à nous épargner.
Les illusions produites par le mouvement de la Terre persistent au contraire indéfiniment; nous avons beau savoir que notre globe se meut, nous ne sentons pas ce mouvement, parce qu'il est commun à tout ce qui nous entoure et qu'il a lieu sans secousse. Aussi les anciens, trompés par le témoignage des sens, jugeaient-ils la Terre immobile ; loin de supposer qu'elle tournât sur elle-même, ils attribuaient à tous les astres une rotation de sens contraire. Notre langage porte encore l'empreinte de ces idées fausses ; et si nous ne croyons plus entendre le Soleil siffler comme un fer rouge en se plongeant dans Tocéan Atlantique, nous disons encore de tous les astres qu'ils se lèvent le matin à l'orient et qu'ils se couchent à l'occident.
Notre mouvement de translation crée bien d'autres illusions encore : son effet, insensible sur les étoiles, à cause de leur immense éloignement , se traduit à l'égard du Soleil par une révolution apparente de