LE SYSTÈME DL^ MONDE
Xà
tour j*aurai encore le soleil à ma gauche, eti[)^ faudra que je tourne encore un peu pour ||;(,|^ê voir en face. C'est ainsi qu'entre les de tants où un môme point du globe se vis-à-vis du soleil, la terï^ accomplil nÉ entier plus une fraction de tour ; le jour passe donc un peu la durée de la ro la terre. Cet excès s'élève en moyenne tre minutes; je dis en moyenne, parée cet excès est variable, soit parce que la ne décrit pas chaque jour des partions de sou orbite, soit parce que la droite i de laquelle elle tourne est inclinée sur le de cette orbite. Or, comice la durée delà tation du globe est constante, il faut cond que le jour est soumis à de légères tions.
Vannée est la durée de la translation de terre autour du soleil ; on la divise en périodes ou saisons qui répondent à des constances dififérentes de température, une moitié de sa course, la terre incline pôle nord vers le soleil qui échauffe alors fivtement l'hémisphère boréal; dans Tantii moitié, c'est lé pôle sud qui est penché val le soleil, et par suite rhémisphère aoetoii qui reçoit la majeure partie des rayons sdu-
ET LE CALENDRIER l'o
De là, pour un habitant d'un même héphère, deux saisons bien tranchées, l'une ude, Véte\ l'autre froide, V hiver, séparées arellement par deux périodes tempérées, rintemps et V automne.
je jour et Tannée étant définis, passons L mesure du temps.
Pour mesurer le temps cer par choisir un'interva riable, familier à tous les ] tible d'être retrouvé parto nature a pris le soin de ne valle type ; c'est le jour se duquel notre manière de habitudes sont réglées. 1 dit, le jour solaire n'esl eomme le caractèrç essenti
ET LE CALENDRIER I jour moyen nécessaires à son accomplis' ment.
ï Le problème de la mesure du temps serai r là tout à fait résolu, si l'on n'avait ja i apprécier que de courts intervalles lais lorsqu'il s'agit d'assigner la date d'ui ivénement un peu éloigné de nous, l'emplo ixclusif du jour moyen comme unité devien rès-incommode, pour ne pas dire imposai >le. S'il est, en elîet, très-difficile de se flgu "er l'âge iLun homme d'après le nombre d purs iju'iT a vécu, que sera-ce lorsqu'il s a d'un fait remontant à l'époque de Céaa
S8 LB [STSTtME DU HOKDE
taie doit donc âtre la période de»8Bi8on% nous appellerons année astronomiqm^ ] heureusement cette unité n'a pas on 119 simple avec la première ; elle se oompa trois cent soizante-einq jours et df une :
tion de jour qui ne se prête pa» à comparaison immédiate. Or, Fannée ployée pour exprimer les dates, oa, 001 on dit, Vannée civile doit avant tout oqib un nombre entier de jours, un mémet, ne pouvant, sans des iacoav^fm^ pfl blés ^ appartenir à deux anxieSi ci distinctes. On est donc dès le début prises avec une difficulté en apparenc surmontable. Voici comment on parvû la vaincre : on néglige la fraction, on d à Tannée civile un nombre entier de jo puis, de temps à autre, et suivant des régulières, on intercale un jour» quand reur commise est parvenue en a'accu lant à atteindre ce chiffre.
Le principe de la méthode étant posé trons dans les détai]^ :
L'année astronomique eat égale, sauf erreur insignifiante, à trois cent soixa cinq jours ,plus un quart de jour, moins fois la quatre centième partie d'un jour
res termes, en prenant trois cent nte-ciftq jours un quart, on prend trop, îxcès n'est autre que le petit intervalle mps que ron trouverait en partageant oGime de trois jours en quatre cents îs égales.
est donc conduit à faire Tannée civile ois cent soixante-cinq jours ; mais çn nt ainsi, on gagne environ un quart de par an, par suite un jour entier en e ^s, et il faut pour réparer cette V intercaler un jour tous les quatre c'est-à-dire faire, sur quatre années [jutives; trois années de trois cent ite-cinq jours qu'on appelle années unes et uiîe année de trois cent soixanteirs qu'on nomme bissextile. Or, en écries numéros d'ordre de plusieurs anonsécutives,
Lt que, sur quatre de ces nombres atifs, il en est toujours un mais un
1860 est divisible par 4^
1863 ne le sont pas; 1864 1866, 1867 ne le sont pas; ainsi de suite. On parviendra caler régulièrement, et sans er un jour tous les quatre ans, e sextiles les années dont le m est divisible par quatre.
Cette règle suflBrait si l'a inique était exactement éga] soixante-cinq jours un qu?
avons vu que cette valeur et trois fois la quatrexentième En appliquant sans modi précédente, on perdrait d tous les quatre cents ans :
-xr^ûmier abord pai
ET LE CALENORlEll
on voit que tous ces uombres sont multiples de quatre, puisque cent est ég; quatre fois vingt-cinq. Toutes les années culaires seraient donc bissextiles en vertu notre première règle. Mais si l'on supprî les deux zéros qui terminent chacun nombres précédents, en d'autres termes
par là même trois bissextiles tous les quatre cents ans, et Taccord sera rétabli entre les dates et les saisons.
En résumé, les règles du calendrier seronl les suivantes :
Faites l'année commune de trois ceot
SOIXANTE- CINQ jours; ET RENDEZ BISSEXTILES TOUTES LES ANNÉES DONT LE NUMÉRO D* ORDRE EST DIVISIBLE PAR QUATRE, A CONDITION Dï PRENDRE POUR NUMÉRO d'oRDRE DE TOUTE ANNÉE SÉCULAIRE LE NUMÉRO D^ORDRE DU SIÈCLE CORRESPONDANT.
Vous Tavouerez, Messieurs, on ne saurait désirer une règle plus simple ni plus claire. La valeur que nous avons adoptée pour Tannée astronomique comporte, il est vrai, une légère erreur; mais cette erreur est si faible, qu'en s'accumulant elle s'élèverait à peine à un jour en quarante siècles. Outre que ce serait pousser trop loin la prévoyance que vouloir régler les choses de si loin, j'ajoute que cela serait peu judicieux, attendu que la durée de la période des saisons n'est pas absolument invariable; elle est soumise à des variations qui, pour êtriî d'une faiblesse extrême, ne devront pas moins être prises en considération si, dans
la suite des temps, on trouve qu'il y a lieu de corriger le calendrier.
Indépendamment des deux unités principales, on emploie deux unités secondaires qui sont le siècle et le mois. Le siècle est une période de cent ans qui sert à exprimer de longs intervalles ; le.mois sert au contraire à indiquer d'une manière commode des fractions d'année. La division de l'année en dotlzô mois ne se rattache en aucune façon au mouvement du soleil ; c'est un vieux reste des calendriers lunaires autrefois en usage chez les peuples primitifs; la longueur du mois est en effet à peu près celle d'une lunaison, elle est tantôt de trente, tantôt de trente et un jours, excepté pour le mois de février qui renferme vingt-huit jours dans les années communes et vingt-neuf dans les années bissextiles. C'est au calendrier romain que nous avons emprunté les noms de nos mois. Pour mesurer des intervalles de temps moindres qu'un jour, on emploie les heures, les minutes et les secondes. Chacun sait que le jour vaut vingt-quatre heures, l'heure soixante minutes, la minute soixante secondes.
Enfin, pourne rien omettre, je dois encore
signaler la semaine, en observant toutefois que cette petite période de sept jours est une manière de compter le temps toute spéciale et complètement étrangère aux règles du calendrier. La semaine, employée dès Tantiquité la plus reculée chez les peuples orientaux, Chinois, Égyptiens, Juifs et Arabes, semble avoir été inconnue en Grèce comme à Rome ; d'après Topinion la plus accréditée son introduction en Occident ne remonterait qu'au ni® siècle de notre ère. Dans les noms des jours de la semaine on reconnaît sçins peine les noms des planètes ou plutôt des sept globes,
La Lune, Mars, Mercure, Jupiter, Vénus, Saturne, le Soleil,
que les anciens considéraient comme des planètes. Ainsi lundi signifie jowr de la lune, mardi jour de Mars, et ainsi de suite jusqu'à samedi ou jour de Saturne, Le jour suivant, que les anciens appelaient et que les Anglais appellent encore jour du soleil {sunday), porte, chez la plupart des peuples chrétiens, le nom de dimanche, qui dérive du latin et signifie jour du Seigneur.
Mais abandonnons ces détails et passons à l'histoire sérieuse du calendrier.
lé soleil, et c'est chez cette antique nation que l'on découvre les premiers, vestiges d'uB calendrier solaire.
La première année adoptée par les Égyptiens se composait de trois cent soixante jours; l'erreur commise était donc à peu près de cinq jours par an ; elle s'élevait à un moii dans six années, à six mois en trente-six ans, à une année après soixante-douze ans révolus, Une erreur aussi grossière ne pouvait restai longtemps inaperçue ; elle portait d'ailleun en elle-même son moyen de correction : car, puisque au bout de trente-six ans on se trouvait en plein été, tandis que la saison oflScielle était Thiver, c'est. que dans soixantedouze ans on gagnait une année, et par suite, que l'année en usage était trop courte du soixante-douzième de sa valeur, c'est-à-dire de cinq jours. Les Égyptiens .effectuèrent cette correction et portèrent leur année à trois cent soixante-cinq jours. Cette fois. Terreur était vingt fois moindre que la première, puisque au lieu de s'élever à cinq jours par an elle atteignait à peine un quart de jour; les eJBFets iureat donc vingt fois plus lents, mais ils devinrent cependant sensibles dans un laps de temps assez court, puisque au bout de sept
mt trente ans les saisons étaient interverties. jBs Égyptiens reconnurent la nouvelle ereiir, ils donnèrent même un nom à la péiode de quatorze cent soixante ans, au bout e laquelle l'accord entre les dates et les lisons se rétablissait de lui-même ; mais ils e corrigèrent rien, sous prétexte de sanc- , fier leurs fêtes en leur faisant remonter iccessivement tout le cours des saisons.
Pour trouver l'emploi d'une année plus pécise, il faut se transporter à Rome, un 3u avant l'ère chrétienne. L'année romaine, iiijSOUsRomulus, était, dit-on, de trois cent latre jours seulement, fut portée par Numa trois cent cinquante-cinq jours. On convint isuite de lui ajouter tous les deux ans un Duyeau mois, appelé mercedonius^ du nom î Mercedona^ déesse des payei^ents et des îhanges. Pour des raisons qui nous sontin- >nnues,le mercédonius, au lieu d'être placé itre deux mois consécutifs, était intercalé itre le 23 et le 24 février. Ainsi au 23 féier succédaient par ordre le 1®'', le 2, le ,.., mercédonius, et après le dernier jour 11 mercédonius on reprenait le 24 février, I 25 février, etc... Une seconde anomalie on moins étrange du calendrier romain se
rencontrait dans la manière dé compter la jours. Le premier jour de chaque mois étai appelé jour des calendes, d'où est venu lemo calendrier; dans les mois de vingt-neuf joui le cinquième jour était le jour des noms < le treizième celui des ides; dans les moisd trente et un jours, les nones arrivaient le et les ides le 15. Pour désigner un jour qtiél conque du mois on indiquait sa distance à 1 fête suivante ; par exemple, le 1®' avril étai le jour des calendes d'avril, au lieu de dii le 31 mars, le 30 mars, le 29 mars, etc.,.
on disait le second jour, le troisième jour, 1 quatrième jour des calendes d'avril. CeU manière de compter n'était pas, comme Toi serve Arago, sans analogie avec celle des en fants, qui, uniquement préoccupés du jou de congé, au lieu de : « c est vendredi ou s£ medi, » disent : « nous sommes à Tavaul veille ou à la veille du dimanche. » Les Grec n'avaient pas de calendes; voilà pourquoi, e parlant d'un projet qu'on ne doit pas.exéci ter, on dit encore parfois qu*t7 est renvoyé au calendes grecques.
A l'origine, le mercédonius avait vingl deux jours ; puis, les pontifes furent chargé de fixer sa durée de manière à mainteni
'accord de Tannée civile et de la période des aisons. Cicéron nous apprend que cette me-r Tire devint bientôt une source de corruption 4 de fraude ; par un abus coupable de leur Qandat, les pontifes allongeaient ou âbréeaient le mercédonius, de manière à reirder ou à avancer les échéances, à promger la magistrature de leurs amis, à iccourcir celle de leui's ennemis;, dételle >rte que, moitié par ignorance, moitié par •aude, on était arrivé, dans les derniers anps de la république romaine, à celérer en plein hiver les fêtes de la moism.
Jules César, dictateur et pontife, réprima lUS ces abus et rétablit Tordre dans le cajndrier. Sur Tavis de l'astronome égyptien osigène, il fit Tannée commune de trois jnt soixante-cinq jours, et prescrivit ea itre Taddition d*un jour tous les quatre is, ce qui portait Tannée à trais cent ûxante-cinqjours un quart. Toutefois, pout Titer de rompre avec la tradition, il intei>* lia le jour complémentaire entre le 23 et le 4 février, et comme le 24 février était le jtième jour des calendes de mars, le jour itercalé fut £ippelé bis-sexto-calendas d'où est
venu le nom bissextiles pour les années de trois cent soixante-six jours.
C'est en l'année 47 avant J.-G. que s'opéra la r^yormejw/iVnne, et Ton convint alors de prendre pour premier jour de l'an le jour de la nouvelle lune qui suivrait le commencement de l'hiver. Telle est l'origine d& notre premier janvier actuel, qui toutefois ne coïncide plus que par hasard avec une nouvelle lune. Ajoutons que, depuis César, le commencement de Tannée a subi beaucoup de variations ; et, pour ne parler que de la France, on voit, en parcourant Thistoire de notre pays, que Tannée commençait au 1^' mars sous les derniers rois mérovingiens, au jour de Noël sous Charlemagne, à Pâques dans le douzième siècle ; transportée ensuite au 25 mars, jour de TAnnonciation, Torigine de Tannée fut définitivement rétablie au 1®^ janvier par un édit de Charles IX.
Les pontifes, successeurs de César, se trompèrent en appliquant la règle d'intercalation. Tandis que chaque période de quatre ans ne doit renfermer qu'une bissextile, de façon que deux bissextiles soient séparées par trois années communes, ils ne placèrent que deux années communes entre
S. « Aiiisi. dit Ara^j : :-c> ^tj na«^, «jji nauraien; p»as hési l'avenir d'après le roi des oise Tinspecticm des entrailles d'i égorgé par un sacrificateur, ne c pas qu'il fallait multiplier un [oatre pour avoir un. • — G ra trente-six ans ; Auguste i sextiles de trop et rétablit »
les du calendrier, les Romains comptaient les an \ la fondation de Rome. Le co ^, en 325, adopta le calendrier ( il prit pour ère l'année de la n hnst; pour établir la concordai nouvelle manière de compt
depuis Tépoque du concile de Nicée jusqu'en 1582. Cette erreur, signalée d'abord par Roger Bacon, puis par Pien( d'Ailly au concile de Constance, aurai conduit à faire célébrer en plein hiver lâfêti de Pâques qui, dans les intentions de TÉ glise, devait être essentiellement une fête d printemps; car le Concile de Nicée, e fixant cette fête au dimanche qui suit 1 première lune à partir du 21 mars, ava cru à tort que le calendrier Julien ramèn( rait toujours Téquiuoxe de printemps à cet même date*. Pour rétablir Tétat normal, pape Grégoire XIII, aidé de l'astronon calabrais Lilio, oMonna que le lendema du 4 octobre 1582 s'appellerait, non le mais le 15 octobre, et afin de maintenir concordance, il prescrivit de supprimer c formais trois bissextiles par quatre cei ans. C'est ainsi que notre calendrier a « fondé.
La France adopta la réforme grégorien au mois de décembre 1582 ; l'Allemagne, Danemarck, la Suède, la Suisse, la Polog
1. Voir, à la fin, une note sur le calcul des dates fêtes mobiles.
racceptèrent de 1584 à 1600, l'Angleterre en 1752. Tous les peuples chrétiens de l'Europe suivent donc aujourd'hui le calendrier grégorien, à l'exception des Russes et des Grecs qui préfèrent encore c< être en désac- » corA avec le soleil que de s'accorder avec » la cour de Rome. » Depuis 1582, la différence entre le calendrier Julien et le calendrier grégorien a augmenté de deux jours à cause des années 1 700 et 1 800 que nous n*a- Vons pas rendues bissextiles. Ainsi, au moment où je vous parle, les Russes sont au 6, tandis qiïe nous sommes au 18.
Pour compléter cette histoire, je vous dois encore quelques mots sur le calendrier républicain qu'il est utile de connaître pour l'étude de nos fastes militaires, et sur le calendrier arabe auquel nos relations avec l'Algérie donnent un certain intérêt.
Dans le calendrier républicain, qui a été auivi en France de 1 792 à 1 806, l'année était divisée en douze mois de trente jours, auxquels on ajoutait cinq jours complémentaires daiis les années communes et six jours dans les années bissextiles. L'année commençait à l'équinoxe d'automne, l'ère était le 22 septenïbre 1792 jour de la proclamation de k
République. Enfin chaque mois était partagé en trois décades ou séries de dix jours, dont le premier s'appelait primidi^ le second duodiy et ainsi de suite. Les noms des mois étaient :
Vendémiaire, Brumaire y Frimaire^ pour Tautomne.
Nivôse, Pluviôse, Ventôse^ pour l'hiver.
Germinal^ Floréal^ Prairial^ pour le printemps.
• Messidor, Thermidor, Fructidor^ pour Tété.. .
Ces noms harmonieux rappelaient sans doute les divers événements agi*icoles ; mais ils présentaient le grave inconvénient de ne s'appliquer qu'à notre zone tempérée ; près de Téquateur, à Mexico, au Pérou, dans la Nouvelle-Guinée, ils n'ofifrent plus de sens ; et dans la zone tempérée australe, à Buenos-. Ayres,au cap de Bonne-Espérance, ils sont au rebours deâ saisons.
Le calendrier des Turcs et des, Arabes est, fondé exclusivement sur le cours de la lune. , L'année commune contient trois cent çiu-, quante-quatre jours, c'est-à-dire douze lunaisons de vingt-neuf jours et demi ; elle est divisée en douze mois qui ont alternativcmen
jt-neuf et trente jours. En outre, comme iurée d'upe lunaison surpasse un peu jt-neuf jours et demi, les Arabes font, s chaque période de trente ans, neuf ans de tTois cent cinquante-cinq jours. Grâce tte intercalation, le calendrier turc indià peu près exactement les phases de la 3 ; mais il n'offre aucun rapport avec le ivement du soleil ; ainsi, le mois qui réd actuellement à Tété répondra à l'hiver 3 dix-sept ans.
16 LE STSTtin lir IIOIIDK
vu
Je m'arrête iol, Memeurs ; ce n*M fM que je prétende avoir épuisé le $Qj^ tftti je crois avoir parcouru le cercle àêè notkim gui méritent d*ôtre connues de tous.
Après avoir indiqué l'origine astronomique des deux unités fondanientales et leur d6: pendance mutuelle, je vous ai montré comment une altération insignifiante de leur rapport permettait, à Taide d'intercalations périodiques, d'établir un accord presque indéfini entre la mesure du temps et le mouvement de notre globe ; de manière à aUa> cher en quelque sorte les mois et les iBtes aux saisons et à en £sdre des époques re* marquables pour l'agriculture. JE^is, dans une rapide esquisse de l'histoire du calendrier, je vous ai fait connaître les principaux systèmes mis en usage pour compter
ET LE GALEr^DRlER < 47
le temps, chez les divers peuples, depuis l'antiquité jusqu'à nos jours.
En vous présentant le tableau de Tunivers, j'ai eu Toccasion de rendre hommage . à quelques-uns de ces hommes incomparalles qui ont usé leur vie à la recherche des lois de la nature. J'aurais voulu, si mon cadre reût permis, non-seulement vous parler de leurs travaux, mais vous introduire dans leur vie privée, vous rendre témoins de leurs efltorts surhumains, vous retracer enfin le récit fidèle de leurs malheurs. Vous les auriez vus, ces travailleurs infatigables, ces Galilée, ces Kepler, pauvres, méconnus, outragés I mais conservant , au milieu de la tourmente , le calme* inaltérable de l'homme de bien, et gardant jusqu'au dernier soupir la foi inébranlable dans leurs œuvres immortelles 1 — Messieurs, que leur noble exemple, toujours présent à nos yeux dans les moments diffi- : ciles, nou3 rappelle que le travail est-ici bas la source des joies les plils pures; car il permet à l'homme de vivre avec dignité, et ne le laisse pas mourir sans espérance !