Op. laud., circa tertium principale
4. Denifle et Châtelain, C/iartulanurn Unwersitatis Parisiensis, piece
n° 1562 ; t. III, p. 5oo.
LE REFLUX DE l’aRISTOTÉLISME
condamné, à Paris, la vérité (le la foi, de la Sainte Écriture et de notre éminent docteur Saint Thomas. — Contra nonnullos qui perperam et injuste , ut tenemus , veritatem fidei Sacræque Scnpturæ ac doctoris nostri eximii Sancti Thomæ Parisius condemnaverunt. »
Mais tous les efforts des Frères Prêcheurs auprès de la Curie d’Avignon aboutirent à un échec. Le 27 juin 1389, trois cardinaux délégués par Clément Vil prononcèrent l’excommunication contre Jean de Montson *.
Entre l’Université et les Dominicains, la rupture se lit. Les Frères Prêcheurs furent retranchés de l’Université s; il leur fut interdit, à Paris, de prêcher soit en français, soit en latin, et de prendre part à aucun exercice scolaire. La population se mit du parti de l’Évêque et de la Faculté de Théologie et hua les Jacobins ; « après eux, dans les rues, grands et petits criaient : Huet, huet ». Les Dominicains demeurèrent hors de l'Université jusqu’en 1403 3, époque où l’Université revint à l’obédience du pape de Home.
En dépit donc de la canonisation de Saint Thomas d’Aquin, en dépit de l’active et, parfois, violente opposition des Frères Prêcheurs, l’Université parisienne ne cessa de maintenir avec fermeté les condamnations portées par Etienne lempier; en fait, le décret de 1277, resta, pendant toute la durée du xive siècle, un code révéré des maîtres parisiens ; nous en aurons maintes fois la preuve.
Ce décret, d’ailleurs, avait trouvé, nous l’allons voir, de nombreux et fermes partisans.