VIII
(esse objectivum) '. Pour Ockam, d ailleurs, comme pour tous les Scolastiques, celte dernière expression a précisément le sens que nous attribuons aux mots existence subjective.
« A cette question, je réponds brièvement non. » Pour quelle raison, en etlct, croit-on a cette « idole » universelle des choses réelles et singulières qui existerait dans l’âme, et seulement dans l’éme ? C’est afin de construire des propositions universelles où cette « idole » tienne la place des choses réelles (supportât pro re ), et qui deviennent ainsi applicables à chacune de ces choses. Mais' pour cela, point n est besoin d’avoir recours à cette idole ; l’opérahon même par laquelle l’esprit conçoit les réalités extérieures, l’ intentio suffit parfaitement à jouer ce rôle. « Cette idole diffère plus de n importe quelle chose que deux choses quelconques ne diffèrent entre elles; en effet, un être réel et un être de raison diflerent plus 1 un de l’autre que deux être réels ne diffèrent entre eux ; cette idole ressemble donc moins à la chose que Yintentio ne lui ressemble; partant elle est, moins que Yintentio, capable de prendre la place de la chose ; elle a, moins que Yintentio , la nature d un universel ». Toutes les propriétés qu’on lui veut attribuer « conviennent mieux à Yintentio qu’à cette idole » ; c^’est donc supposition superflue que d’admettre la composition, au sein de 1 intelligence, d une telle idole des choses : « Superflue quare ponitur talc ydolum confictum. »
Le concept n’est donc pas une chose distincte des choses conçues 2. Qu’est-ce donc alors qu’on entend par ces mots : Concept commun? Est-ce quelque opération générale de l'esprit, une intentio généralisé. Oui, dit Ockam. « Quand des choses coivent rendre vraie une proposition, si deux choses suffisent à produire cet effet, il est superflu d’en mettre trois; mais la chose conçue (intentas) et l’opération par laquelle elle est conçue (intentio) suffisent à vérifier toutes les propositions » relatives au concept commun; il est donc inutile de rien imaginer d’autre.
Que le idée faut-il se faire de cette opération de l’esprit, de cette intentio, qui est la seule réalité désignée par ces mots : Un concept commun? Ockam va nous le dire ;
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concepta; toc. cit ‘ ’’ ** æ8t‘ ^ ' Ctrum conceptus sit res extra