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Ms. cit., fol. 58, col. a

472 LA PHYSIQUE PARISIENNE AU XIVe SIECLE

D’ailleurs, nous connaissons la date de ce Traité des proportions ; il fut composé en i3a8, comme nous l’apprend la mention par laquelle il se termine en deux des manuscrits conservés à la Bibliothèque Nationale *, et qui est la suivante : « Explicit tractatus de proportionibus éditas a Magistro Thoma de Breduardin anno domini M° CGC0 28. »

L influence de l’écrit de Bradvvardine ne demeura pas confinée à Oxford ; très vite, elle se fit sentir à Paris ; mais les deux chapitres consacrés à la Dynamique semblent avoir, tout d’abord, attiré l’attention ; c’est à eux vraisemblablement qu’il convient d attribuer la composition de divers écrits destinés à fixer la relation qui existe entre la vitesse avec laquelle un mobile se meut, la puissance qui met ce mobile en mouvement et la puissance contraire qui le relient.

Il semble, par exemple, que l’influence-de Bradvvardine se laisse deviner en ce que Walter Burley dit de cette relation 1 2, lorsqu il commente le VIIe livre de la Physique d’Aristote ; les termes en lesquels Burley affirme que la vitesse d’un mouvement est proportionnelle au rapport de la puissance à la résistance rappellent ceux qu’emploie le mathématicien dont il avait été sans doute, à Oxford, le condisciple ou le collègue.

Il est permis également de croire que les théories dynamiques de Thomas Bradvvardine ont contribué à suggérer les théories, toutes semblables en leurs conclusions, que Maître Jean de Murs a longuement exposées en son Opus quadripartilum numerum 3 4.

De cet ouvrage, la date nous est connue avec précision, car il se termine par cette mention 3 :

« Laus et honor, motus (?), gloria, potestas sit surntno Deo a quo omnis sapientia derivatur , qui me servum suum ad terminant attulit præoptatum. Actum anno Domini J esu Ghristi Î3h3, Novembris 13 die, orto jam Sole, initio Serpentarii exeunte, Luna quoque in Libra, in fine primæ faciei, secundum veritatem tabula-

1. Bibliothèque Nationale, fonds latin, ms. n° 16.621, fol. 212, v° t— ins. n° 14.576, fol. 261, col. 6. En ce dernier ms., au lieu de Breduardin, on lit : Bradelbardin; le scribe a dû lire les lettres Ib là où le texle qu’il copiait portait un w.

2. Burleus super oc to libros physicorum. Colophon : Impressa arte et diligentia Boneti locatelli bergomensis, sumptibus vero et expensis Nobilis viri Octaviani scoti modoetiensis... Venetiis. Anno salutis nonagesimoprimo supra inillcsimum et quadringentesimum. Quarto nouas decembris.

3. Bibliothèque Nationale, fonds latin, ms. n° 7.190, fol. 1, r°, à fol. 100, v°. — Sous ce titre : Johannis de Mûris De mensurandi ralione, ce même traité se trouve aux mss. 7.380 et 7.38i du même fonds; nous n’avons pas consulté ces deux derniers manuscrits.

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