Op. laud., toc. cit. ; ms. cit., fol. 67, col. b
l’astronomie des séculiers
années solaires. Les tables astronomiques, d'ailleurs, sont généralement désignées par le nom de la ville dont elles adoptent le méridien ; hyspanæ ne pourrait être une telle désignation. Au lieu de Tabulæ hyspanæ , ne faut-il pas lire : Tabulæ pisanæ, les Tables de Pise étant précisément au nombre de celles que cite notre auteur ?
D autre part, au lieu de : Isli anni colliguntur per 20 et 20, 11e faut-il pas lire : Isti anni colliguntur per 28 et 28 ? L’erreur du copiste serait bien vraisemblable ; il en commettait une plus grosse lorsqu il donnait à Londres 15u de latitude au lieu de ol°. Si cette correction est justifiée, les Tables de Pise et les Tables de Londres , tout comme les Tables de Marseille, cjui ont dû leur servir de modèles, auraient réuni les années par groupes de vingthuit.
Dès lors, nous n aurions plus aucune hésitation à restituer aux Tables de Londres les tables transcrites au verso du premier feuillet de garde du manuscrit que nous avons étudié.
C’est encore de Chronologie qu’il est question dans ces tables ; elles sont destinées à établir la concordance entre l'évaluation du temps chez les Chrétiens et l’évaluation du temps chez les Arabes. Cette concordance est présentée, d’une part, pour les anni expansi, ces années étant comptées de I à 28, d’autre part, pour les anni colPcti, formant des groupes de vingt-huit ans.
Or les anni eol/eeti progressent, de vingt-huit ans en vingt-huit ans, de 1 an 1232 à 1 an 1510. Les Tables de Londres auraient donc eu pour origine, pour radix, l'an 1232, et l’opuscule que nous venons d’étudier serait ainsi daté.
Après en avoir déterminé la date, en pourrions-nous nommer l’auteur ?
Les dernières lignes de ce petit traité sont les suivantes 1 :
« Secundum tabulas quoque istas annus incipit inMartio 2 et queiibet dies incipit a medio sui et fxnitur et terminal ur in medio quidem sui. Secundum magislrum P. etc. »
Ordinairement, dans les textes du Moyen Age, la lettre P représente le mot Petrus. L’auteur de l’introduction aux Tables de Londres serait donc un certain Magisler Peints.
Tout aussitôt vient à la pensée ce Magisler Petrus que Bacon