Ms. cit., fol. 67, col. d
2. Cette indication est conforme à la liste des Mcnses christiani et de leurs dies que contient le texte copié sur le verso du premier feuillet de garde et que nous proposons d’attribuer aux Tables de Londres ; celle liste commence par Martius. Les Tables de Marseille faisaient commencer l’année en Janvier.
L’ ASTRONOMIE LATINE AU MOYEN AGE
nomme en son Opus tertium 1 et dont bien souvent, sans le nommer, il fait un si enthousiaste éloge 1 2.
De ce Maître Pierre, Bacon nous fait connaître plus complètement le nom ; dans un passage de Y Opus tertium où il parle au pape Clément IV des mathématiciens de ce temps (1267), il s’exprime en ces termes 3 4 :
« Il n'y en a que deux qui soient parfaits ; ce sont maître Jean de Londres, et un picard, maître Pierre de Maharne-cuna. Il y en a deux autres qui sont bons ; ce sont maître Campanus de Novarc et maître Nicolas, docteur de Monseigneur Amaury de Montfort ».
Or le picard Pierre de Maricourt, surnommé Pierre le Pèlerin, est demeuré dans l’histoire de la Physique par une de ses œuvres. Le 8 août 1269, du camp où Charles d’Anjou tenait le siège devant Nocera, Peints Peregrinus Marie urtensis envoyait au chevalier Sigcr de Foucaucourt une Epistola de magnele où les propriétés essentielles des aimants étaient exposées ave;' une parfaite clarté ; la première partie de cette lettre mérite d’être citée comme un modèle de l’art de ranger les expériences eu une suite logique, et d’en tirer exactement les enseignements qu’elles contiennent L
Pierre le Pèlerin qui composait cette lettre en 1269, qu’en 1267, Bacon citait comme le plus sage de Latins, est-il le même que maître Pierre qui, en 1282, dressait les Tables de Londres ? Cette identité est possible ; elle ne paraît pas très probable ; elle n’a rien d’assuré.
JOANNES DE SACHO-ltOSCO
Le mathématicien dont nous allons nous occuper maintenant était anglais et contemporain 'de l’auteur des Tables de Londres. Il s'appelait Jean et était originaire de Holyvvood (aujourd’hui Halifax); aussi, le latin duMoyen Age le nomme-t-il Joanncs de Sacro-
1. Rogeri Bacon Opus tertium, cap. Xtll (Fhatris Hogeri Bacon Opéra i/inedam hactenus inedita ; é d. Brewer, Boudon, 1809, p. 43).
2. Rogeri Bacon Opus tertium , capp. XI I , XIII et XXXIII ; éd. cil., pp. /jr, 46-/17, n3. — Fratrie Rogeri Bacon Opus majus ad Clementem IV, Pars IV, Dist. II, cap. II ; éd. S. Jebb, p. 70; éd. Bridges, t. I, p. 116.