Ms. cit., fol. 99> col. b
5. Quétif et Échard, Scriptnres ordirus prœdicatorum, t. 1, pp. 432-433.
l’astronomie latine au MOYEN A(.E
Bernard de Trille mourut en Avignon le 4 août de cette même année 1292; il fut enseveli à Nîmes, dans leglise des Dominicains.
Bernard de Trille a beaucoup écrit ; parmi les ouvrages sortis de sa plume et que mentionnent les PP. Quétif et Écliard, on peut relever des commentaires ( posti/l.e ) sur divers livres saints, des leçons sur les Sentences, et plusieurs opuscules qui ont pour objets les questions philosophiques les plus ardemment controversées au temps de Saint Thomas d’Aquin et à la fin du xmc siècle; tels sont les traités intitulés : De cognitione anima ? conjunctæ corpori, De cognitione animæ separalæ, De dislinctione esse et essenlùc. Des Questions sur le traité de la sphère , que nous allons maintenant étudier, les PP. Quétif et Écliard n’ont pas eu connaissance.
Parmi les questions que ce traité pose et résout, il en est beaucoup qui ont l’Astrologie pour objet ; nous les laisserons de côté. D’autres ont trait à divers sujets de Physique ou de Métaphysique ; nous les retrouverons aux moments où ces sujets s offriront successivement à notre exayien. Maintenant, nous nous attacherons seulement à rechercher ce que Bernard de Trille a pensé, des deux problèmes qui préoccupaient surtout les astronomes de son temps. Le premier de ces problèmes peut se formuler ainsi : fautil, au ciel, mettre des excentriques et des épicycles ? Au second, convient cet énoncé : Comment doit-on rendre compte des mouvements des étoiles fixes ?
Par suite du plan défectueux que Bernard a suivi en composant ses questions sur la Sphère, chacun de ces deux problèmes s'v trouve examiné à deux reprises.
La première leçon de l’opuscule de Joannes de Sacro-Bosco fournit à Bernard l’occasion de poser les problèmes suivants 1 :
Du nombre des cicux ;
De leur mouvement ;
De leur genre et de leur nature.
Le premier problème : Du nombre des cicux, est lui-même subdivisé en six questions qui sont ainsi formulées :
« Quel est le nombre des spères célestes ?...
» Toutes les sphères célestes sont-elles contiguës, de telle sorte qu’il n’y ait, entre elles, aucun intermédiaire ?
» Sont-elles toutes concentriques ?
» Sont-elles uniformément profondes, c'est-à-dire sont-elles d'épaisseur uniforme ?
i . Ms . cil ., fol. Oy, col . ii .