‹ Le système du mondeChapitre 169 sur 243 · I. ASTRONOMIE DES DOMINICAINS · texte numérisé non relu

I. ASTRONOMIE DES DOMINICAINS

plet au bout de 36.000 ans. Le troisième est le mouvement d’accès et de recès ; selon Albatégni, avec qui les astronomes les plus experts sont d’accord, il parcourt un degré en 88 ans1 ; ce dernier mouvement, comme on le dira plus loin, est le mouvement des constellations des douze signes ; on le nomme mouvement d’accès et de recès parce que, dit-on, la tète du Bélier et la tète de la Balance s écartent chacune de l'équateur, tantôt vers le Midi et tantôt vers le Nord, en décrivant un petit cercle dont le centre est sur l’équateur, et dont le rayon est de 11° environ. Le Philosophe semble faire mention de ces trois mouvements à la fin du traité Des propriétés dos éléments. Il est donc manifeste que la huitième sphère n’est pas le premier mobile et qu’il nous faut chercher quelque chose au-dessus d’elle.

» Voilà pourquoi Alpetras Abuxat-, guidé par la susdite raison, a supposé neuf sphères.

» Mais le nombre de sphères qu’il a supposé n’est pas encore suffisant. En effet, il résulte bien du raisonnement précédent qu’il y a plus de huit sphères; mais il n'en résulte pas qu’il y en ait seulement neuf ; bien plus, on en conclut qu’il y en a plus de neuf. Des trois mouvements considérés, le dernier seul est propre à la huitième sphère ; dès lors, les deux autres se doivent attribuer à un moteur plus élevé ; mais comme ils sont opposés l’un à l’autre, ils ne peuvent être réduits à provenir d’un seul moteur ; le raisonnement nous amène donc à placer, au-dessus de la sphère des étoiles fixes, deux autres sphères mobiles ; au moteur de l’une d’elles se ramène, à titre de mouvement propre, le mouvement oblique ; au moteur de l’autre se rapporte le mouvement diurne.

» D’autres astronomes, donc, comme Ptolémée et ceux qui suivent son parti, prétendent qu’il y atlix sphères ou orbes célestes; les savants regardent cette opinion comme plus probable que les autres, et cela pour deux raisons.

» En premier lieu, toutes les fois qu’en des êtres multiples, ye trouve une chose qui y présente la même nature {ratio), cette chose est, en tous, en vertu d’un principe unique qui est la cause de tous ces êtres-là. Ainsi la chaleur du feu est la cause unique par laquelle tous les corps chauds sont chauds. Or, en chacun des huit orbes inférieurs, on trouve deux mouvements qui sont, en tous, do même nature ( ratio ); l’un de ces deux mouvements se

i. On remarquera que Bernard de Trille prèle à Al I la lia n i mie opinion tonie différente de celle qu'il a soutenue; c’est d'Albert le (irand qu’il lient cette indication erronée — Vide supra, p. 3/jo.

■> . Ibu al Pelraus nbou Ysak, c’esl-à-dire Al llitro!>i.

I, ASTRONOMIE LATINE AU MOYEN AGE

fait sur les pôles du Monde, et l’autre sur les pôles du cercle zodiacal ou de l’orbe des signes ; il faut donc que chacun de ces deux mouvements existe en quelque orbe supérieur ; ainsi, avant l’orbe des étoiles fixes, il faut, d’une manière nécessaire, qu'il en existe deux autres ; au premier de ces deux orbes, les astronomes rapportent le mouvement diurne ; au second, le mouvement oblique. »

Cette première raison est une adaptation de l’hypothèse qu’Albert le Grand avait empruntée à Masciallali et au pseudo- Nicolas.

« Voici la seconde raison : Selon ce que dit le Philosophe au livre Des animaux, la nature ne va jamais d’un extrême à l’autre sans passer par les intermédiaires ; en sorte que la nature ne saute point de ce qui a un seul mouvement à ce qui en a trois, si ce n’est en passant par ce quia deux mouvements. Partant, au-dessus de la sphère des étoiles fixes qui a trois mouvements, il én faut placer deux, dont la première, celle qui lui est immédiatement contiguë, ait deux mouvements, et dont la dernière n’ait plus qu’un mouvement. »

L’enseignement que Bernard vient de donner se trouve complété en deux autres endroits, et cela suivant deux sens différents.

Le quatrième problème formulé à propos de la première leçor est celui du mouvement des cieux. 11 est, pour Bernard, l’occasion de reprendre des considérations qu’ Aristote avait inspirées, que Michel Scot et Albert le Grand avaient développées en les modifiant différemment selon la diversité de leurs théories astronomiques particulières. Ces considérations, Bernard les transforme à son tour, afin d’y introduire, en même temps, les dix cieux mobiles admis par Albert le Grand, et l’Empyrée immobile auquel croyait Michel Scot.

« Voici, écrit-il1, ce qu'il faut dire à propos du quatrième sujet :

» Selon ce qu’enseigne le Philosophe au second livre Du Ciel et du Monde, parmi les choses, celles qui forment le Monde inférieur ne peuvent atteindre la parfaite bonté; elles peuvent seulement, à l’aide de mouvements peu nombreux, atteindre une bonté imparfaite. Les choses, au contraire, qui se trouvent au-dessus de celles-là atteignent à la parfaite bonté, mais par des mouvements multiples. Puis, plus haut encore, viennent les choses qui aequiè-

i . Ms, cit., fol. 72, coll . b, c et d .

l'astronomie des dominicains

rent la bonté parfaite à l’aide d’un petit nombre de mouvements. Enfin, la plus haute perfection se rencontre dans les choses qui, sans mouvement, possèdent la parfaite bonté.

» Ces quatre degrés, nous les retrouvons en toutes choses, soit du côté des formes et perfections accidentelles, soit du côté des formes substantielles.

» Nous les trouvons du côté des accidents. Cet homme, par exemple, est, au degré le plus infime, disposé à recevoir la santé, qui ne peut se procurer une santé parfaite, mais qui, à l’aide d’un petit nombre de remèdes, obtient une modique santé ; celui-ci a, pour la santé, une meilleure disposition qui peut acquérir une santé parfaite, bien qu'en usant d’un grand nombre de remèdes ; mieux encore est disposé celui qui obtient cette santé parfaite par un petit nombre de remèdes ; mais celui-là possède la disposition la meilleure qui, sans aucun remède, jouit d’une parfaite santé.

» Nous les trouvons du côté des formes et perfections substantielles, dans le genre des formes, par exemple. Les formes matérielles occupent le degré infime de la perfection, car elles ne peuvent acquérir la bonté parfaite ; elles atteignent seulement une certaine bonté particulière et diminuée, à l’aide d’un petit nombre d’opérations et de forces. Plus parfaites que celles-là sont les formes rationnelles ; par leur nature, elles sont aptes à atteindre la bonté parfaite et universelle, la béatitude première, mais, toutefois, par des opérations multiples tant de la nature que de la grâce. Plus parfaites encore que ces dernières sont les formes intellectuelles qui acquièrent une bonté aussi grande, et cela par un petit nombre d’opérations et de forces. Mais la plus parfaite do toutes les formes est la nature divine qui, sans aucun mouvement, possède, par essence, la bonté parfaite.

» Il en résulte que, dans l’ordre des cieux, on peut également assigner ces quatre degrés.

» Les orbes des astres errants, qui sont les moins élevés, ne peuvent acquérir la bonté parfaite, parce qu’ils sont éloignés du premier ortie et rapprochés de la Terre ; ils acquièrent seulement une certaine bonté diminuée, mais ils l’acquièrent par un petit nombre d'opérations et de vertus ; aussi n’ont-ils que peu d’étoiles et leurs diverses parties diffèrent-elles peu les unes des autres.

» Plus élevé et plus noble est l’orbe des constellations formées par les étoiles fixes; il atteint à la parfaite bonté, bien qu’en usant d’opérations et de vertus multiples ; c’est pourquoi il a beaucoup d’étoiles, c’est pourquoi ses parties offrent une grande diversité. ,

l’aSTIIONOMIK LATIN K Al MOYEN AGE

» Plus élevés et plus nobles encore que tous ces orbes, sont le ciel cristallin et la dixième sphère ; ces deux orbes atteignent la bonté parfaite au moyen d’un petit nombre de mouvements, savoir le mouvement oblique et le mouvement diurne ; chacun d eux a, sur les diverses choses, un effet unique et simultané ( red ■ dcndo simjula si/nu l) ; ils n’ont donc pas besoin de porter d’étoiles ni d’avoir des parties qui diffèrent les unes des autres.

» Enfin, plus élevé, plus noble que tous les autres deux, est le ciel Empyrée, qui est le lieu des bienheureux ; la bonté parfaite, il la possède sans aucun mouvement, sans aucune diversité.

» Ces raisons, le. Philosophe parait en toucher quelques mots à la fin du second livre Du Ciel et du Monde. »

Aristote, en effet, avait invoqué des raisons de convenance analogues pour expliquer comment les sphères célestes inférieures portent un seul astre et se meuvent de mouvements complexes, tandis que la sphère des étoiles fixes compte une multitude d'astres et se meut d’un mouvement simple. Ces raisons, Michel Seot, Albert le Grand, Bernard de Trille les ont, successivement, assouplies et distendues pour les accommoder aux théories astronomiques, différentes les unes aux autres, qu’ils professaient. N’estce pas le propre de ces raisons d’ordre et de convenance, de se prêter ainsi à toutes les doctrines qu’on en veut revêtir ? La science du Moyen Age se laissait volontiers séduire par ces sortes de considérations, sans remarquer que leur extrême souplesse suffirait à les priver de toute force démonstrative. Il est vrai qu elles semblent compenser par leur poétique beauté la rigueur logique qui leur fait défaut.

Plus positives et mieux nourries des enseignements précis de T Astronomie sont les réflexions qu’en sa dixième leçon, Bernard développe au sujet du mouvement des étoiles fixes; des trois problèmes auxquels cette leçon est consacrée, c’est, on s’en souvient, le second.

« A ce sujet, dit-il ', deux questions seront posées :

» En premier lieu, les étoiles fixes se meuvent-elles ? Il semble ([lie non. Le Philosophe dit, en effet, qu elles ne se meuvent pas par elles-mêmes ; qu’elles demeurent en repos, fixement attachées à leur orbe avec lequel elles se meuvent. En outre, Isidore dit que les étoiles (stel/re) sont ainsi nommées de stnndo , car elles demeurent toujours fixes dans le ciel.

» En faveur de l’opinion contraire sont ce que dit Ptolémée et

i. Ms. cil., loi. ()■.>, col. il, cl fol. i)3, Coll. .i, li, c et tl .

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aussi ce que dit Alfraganus. Celui-ci tient de celui-là que les étoiles fixes se meuvent, en sens contraire du firmament, d’un mouvement très lent, différent du mouvement diurne, et qui est d'un degré en cent ans.

» En outre, nous nous demanderons si les étoiles fixes ont des épicycles sur lesquels elles se meuvent.

» A la première question, nous devons répondre qu’il y a sur ce point deux opinions.

» Quelques-uns disent, avec le Philosophe, que les étoiles de la huitième sphère ne se meuvent d’aucun mouvement propre, qu elles se meuvent seulement par accident, par l’effet du mouvement de leur orbe. »

Cette première opinion n’est pas conciliable avec les observations astronomiques.

« Aussi y a-t-il une autre thèse, qui est celle des mathématiciens, selon laquelle les étoiles fixes se meuvent de mouvement propre, en changeant de situation », et non pas simplement, donc, en tournant sur elles-mêmes.

« Mais les mathématiciens, à leur tour, sont divisés. Les uns, comme Ptolémée et ceux qui le suivent, disent qu’elles se meuvent seulement en longitude, de l’Occident vers l’Orient. D’autres, comme Thébith et ceux qui le suivent, prétendent qu’elles ont un mouvement en latitude qui les approche et les éloigne alternativement de l’écliptique1. Quelques-uns, enfin, s’accordent à la fois avec les premiers et avec les seconds, et disent que les étoiles se meuvent simultanément de ces deux mouvements ; c’est ce qu’Albert parait trouver exact.

» Au livre de l’ Almageste, Ptolémée suppose que toutes les étoiles, ainsi que les auges des planètes, se meuvent sur les pôles du Zodiaque, à l’encontre du mouvement du firmament, [d’un degré en cent ans] ; comme un signe compte trente degrés, elles parcourent un signe en trois mille ans; et comme il y a douze signes, il arrivera qu’en trente-six mille ans, les étoiles fixes achèveront de décrire leur cercle au firmament; c’est là cette Grande Année dont les philosophes ont parlé. De là, Ptolémée a conclu - que l’auge du Soleil, qui se trouve à présent dans les signes septentrionaux du Zodiaque, arriverait un joui* dans les signes méridionaux; la région aujourd’hui inhabitée deviendra

i. Le texte dit : l’équateur.

■>.. Ptolémée, qui croyait Tapotée solaire animé du seul mouvement diurne, ne professait pas celle opinion ; noire auteur ne l’emprunte pas a 1 A(ma<je$te , mais au traité d'Al leigaui .

l'aSTKO.NOMIE LATINE AU MOYEN AGE

habitable, comme on le voit évidemment par ce qui a été dit précédemment ; maintenant, en effet, la région australe est inhabitable à cause de la petitesse du rayon vecteur de la partie de l’orbe du Soleil qui se trouve dans les signes méridionaux.

» D’autre part, Tbébith, qui a repris l'œuvre de Ptolémée, a trouvé, par des observations exactes, que le mouvement des étoiles fixes était tout autre.

» Pour comprendre ce mouvement, nous devons, à son avis, imaginer au firmament, qui est la neuvième sphère, un Zodiaque composé de douze signes ; nous devons le diviser en quatre parties égales par deux points équinoxiaux et deux points solsticiaux ; nous devons imaginer également qu’un Bélier et une Balance commencent aux points équinoxiaux, un Cancer et un Capricorne aux points solsticiaux; ce Zodiaque imaginaire est appelé Zodiaque fixe ; les douze signes de ce Zodiaque seront seulement dans la sphère du firmament ou dans la neuvième sphère que Thébith nomme firmament.

» Sous le firmament, c'est-à-dire sous la neuvième sphère, est la sphère des étoiles fixes, dans laquelle nous imaginerons, selon cet auteur, un Zodiaque, numériquement différent du précédent, que forment douze constellations composées d’étoiles ; ce dernier cercle est, plus proprement, nommé Zodiaque, de zoon , qui signifie animal, à cause des animaux que représentent les constellations dont il est formé.

» Ces préliminaires posés, prenons pour centre la tête du Bélier fixe, et, sur ce centre, décrivons un cercle qui occupe *, [suivant son diamètre] 8°37'26"; sur la tète de la Balance fixe, décrivons un second cercle égal à celui-là ; imaginons que la tête du Bélier et la tète de la Balance des constellations tournent sur les deux circonférences de ces deux cercles. Les têtes du Bélier et de la Balance des constellations se meuvent sur lesdites circonférences dans le sens même où se meut le firmament, de telle manière que la tête du Bélier, lorsqu’elle est en la partie septentrionale [de la circonférence qu elle décrit], se meut dans le même sens que le mouvement du firmament, c’est-à-dire de la neuvième sphère, et parcourt, on douze ans, à peu près 1°2'2; lorsqu’elle

i . Nous sommes obligés de rétablir tous les nombres d’après le Tractatus de motu octavœ sphærœ de Thâbit ben Kourrah ; par la faute du copiste, sans doute, les nombres donnés par Bernard deTrille sont inadmissibles et incohérents ; nous les reproduirons en note. Ici, le texte porte : <i 8 gradibas et 22 rninutis 3j »

a. Plus exactement, i° i' jq" ; le texte porte : « uno gradu et 22 minutis fere ».

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est en la partie australe [de la circonférence qu elle décrit], elle se meut contre le mouvement du firmament; elle revient, par la partie inférieure du susdit cercle, à son point initial, en marchant, pour ainsi dire, d’Orient en Occident1.

» Lors donc que les deux Zodiaques sont tellement placés que 1 un se trouve exactement au-dessous de l’autre, la tête du Bélier mobile est à la 37e minute du neuvième degré 2 du Bélier fixe, et la tête de la Balance mobile occupe une place analogue dans la Balance fixe ; ou bien encore, la tête du Bélier mobile est à 2t°22'34" [de la tête] des Poissons fixes 3, et la tête de la Balance mobile occupe une position toute semblable dans la Vierge fixe.

» Pendant ce temps, la tête du Cancer et celle du Capricorne des constellations demeurent adhérents à l’écliptique [fixe] ; ils se meuvent en s’avançant et reculant alternativement sur cette écliptique. Lorsque la tète du Bélier (mobile] commence à s’éloigner de la minute susdite [21°22'34" des Poissons fixes], la tête de la Balance mobile commence, elle aussi, à s’éloigner de l’écliptique ; et la tête du Bélier mobile ne reviendra pas sur l’écliptique tant qu’elle ne sera pas revenue à ladite minute [8°37'26"] du Bélier fixe ; or, tandis que la fête du Bélier mobile sera à ladite minute dans les Poissons, la tête du Cancer mobile occupera, sur l’écliptique [fixe], une position toute semblable dans les Gémeaux ; lorsqu’ensuite la tête du Bélier mobile remontera au degré et à la minute susdits du Bélier fixe, en décrivant la [demie] circonférence faustralel du cercle considéré, la tête du Cancer s’avancera constamment sur l’écliptique [fixe], jusqu’à ce qu’elle parvienne «à 8°37'2fi" du Cancer fixe 4, tandis que la tête du Bélier mobile parviendra à la même minute du Bélier fixe. Lorsqu’ensuite la tête du Bélier, marchant sur la susdite circonférence, descend de nouveau vers les Poissons, la tête du Cancer se met à reculer sur l’écliptique d’une quantité égale à celle dont elle s’était avancée.

» Selon Thébith, donc, le mouvement que nous avons ainsi ima-

1. On voit que ce que Bernard de Trille nomme « sens du mouvement du firmament ou de la neuvième sphère », c’est le sens de rotation d’Occident en Orieut : il en est bien ainsi selon l’hypothèse qu’il admet avec Albert le Grand et les Tables A/phonsines, puisque cette hypothèse attribue à la neuvième sphère un mouvement de précession constamment dirigé d’Occideut eu Orient ; mais il n’en était pas ainsi pour ThAbil ben Kourrah qui faisait de la neuvième sphère le premier mobile et lui attribuait le mouvement diurne.

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