A ROBERT GROSSE-TESTE
On conserve, dans les bibliothèques anglaises, plusieurs exemplaires d’iin traité assez volumineux que le manuscrit le plus ancien, composé au début du xive siècle, intitule simplement 1 : Tractatus difficilium ad scientiam veram universaliter spectantium, tandis que d’autres copies plus récentes le nomment * : Summa philosophiæ domini Lincolniensis, ou simplement, Summa Lincolniensis .
M. L. Baur, qui a publié ce texte, en a fort judicieusement reconnu le caractère apocryphe.
Sans nous arrêter, en effet, à un passage de lecture douteuse 3 qui fait peut-être mention de la mort de Saint Louis (1270), nous rencontrons cette phrase 4, qu’il ne parait pas possible de regarder comme une interpolation :
« Nous avons vu récemment le seigneur Aschone » — c’est une comète — « avant la guerre dans laquelle le comte Simon de Montfort périt avec d’autres nobles, en l’an de grâce 1261, au commencement du mois d’août ».
1. Ludwig Baur, Die ph i/osoph isch en Werke des Robert Grossetes/e, iiischofs von Lincoln (Beitrüge zur Geschichte der Philosophie des Mi/tela/ters, Bd. IX, 1912 ; Mi'inster i. W.), p. 121/ et p. 725.