Lincolniensis Summa, Cap. CCXXVII; éd. Baur, p
l’astronomie des franciscains
moteurs qu’il faudrait attribuer la cause de cette élévation et de cette dépression et les divers mouvements que ces astres accomplissent sur les épicycles. Il en résulterait nécessairement que les sphères ne sont pas seules à se mouvoir, mais que les corps des astres errants eux-mêmes se meuvent à l’intérieur de leurs sphères.
» Toutefois, selon les Chaldéens, les Egyptiens et les Arabes, qui font cette supposition, il n’en découlera pas que la substance des sphères soit, en ce mouvement, coupée ou divisée ; de même que l’air ne divise pas la lumière et n’est pas divisée par elle. Cet exemple, cependant, ne convient pas tout à fait. »
Notre auteur conçoit l’hypothèse des excentriques et des épicycles telle que Ptolémée la présentait dans Y Almageste, et non telle qu’il la figurait dans les Hypothèses des planètes. Des combinaisons d’orbes imaginées par ce dernier ouvrage, Bacon eut connaissancé en 1267, alors qu’il rédigeait YOpns tertium ; notre auteur, qui écrivait sans doute vers le même temps, les a ignorées.