UN TRAITÉ ANONYME D ASTRONOMIE RÉDIGÉ PAR UN DISCIPLE DE BACON
C’était certainement un disciple de Bacon que l’auteur de la Summa philosophiæ faussement attribuée à Robert Grosse-Teste ; plus sûrement encore, c’en était un que 1 auteur du traité anonyme d’Astronomie dont nous allons donner 1 analyse.
Ce traité est conservé par un manuscrit de la Bibliothèque Nationale, et par un autre manuscrit de la Bibliothèque municipale de Bordeaux 1 .
Les deux textes ne sont pas identiques. La rédaction que présente le manuscrit de Bordeaux est plus détaillée et plus élégante que la rédaction conservée par le manuscrit de Paris ; celle-ci semble être un résumé de celle-là.
La rédaction de Paris est, d’ailleurs, incomplète. Elle prend fin * sur cette phrase évidemment inachevée : « Hoc fabulatnr in universali eclipsi, tamen non potest. » Or, c est au milieu d un chapitre que le manuscrit de Bordeaux nous donne à lire cette phrase3 : « Sed quamvis hoc 'fabulari possit de eclipsi lune gene-
i Bibliothèque Nationale, fonds latin, ms. n° 1G089, fol i84, col. a, à fol. 187,’ col. b — Bibliothèque municipale de Bordeaux, ms. n° Z,ig, loi. 1, col. a, à fol. 10, col. b. — Nous nommerons le premier : ms. P., le second : ms. d.