Ms. P., fol. 184, col. a; ms. B, fol. 1. col. b etc
Le jus. B ajoute que le Philosophe l’appelle la cinquième essence.
l’astronomie des franciscains
chose ; il insinue qu’en dehors et au-dessus du huitième orbe, se trouve un lieu suprême.
» Mais Messieurs les mathématiciens (domini mathematici), et surtout Ptolémée, disent qu'il y a nécessairement un orbe au-dessus du huitième, à cause du mouvement contraire du Zodiaque, afin qu'un même corps ne se meuve pas de mouvements propres opposés entre eux, bien qu’un même corps se puisse mouvoir d’un mouvement propre et, par accident, d’un autre mouvement opposé à celui-là ; ainsi en est-t-il du marin dans son navire.
» Les théologiens admettent, en outre, l'Empyrée dans lequel se trouve le trône de Salomon ; selon les Saints, ce ciel est fixe et immobile ; cela convient mieux, en effet, à la félicité de la cour céleste, où la paix et le repos trouvent leur consommation.
» Certaines personnes, également expertes dans les lettres profanes et dans les lettres sacrées, admettent, entre le ciel cristallin et l’Empyrée, un ciel intermédiaire qui se meut du mouvement suprême ; de la sorte, il y a onze cieux et quatre régions élémentaires ; partant, depuis la plus basse région jusqu’au trône de Salomon, il y a quinze sphères. »
En ces hommes « utrisque literis periti » qui admettent dix cieux mobiles, il est permis de reconnaître Albert le Grand et ses disciples.
Bacon s’était si souvent complu à chanter les louanges de la Perspective, c'est-à-dire de l’Optique, et à flétrir l'ignorance de ceux qui n’en sont pas instruits, que ses disciples ne pouvaient manquer de se montrer experts en cette science. La Sionma Philosophiæ, faussement attribuée à Robert Grosse-Teste, consacre de nombreux chapitres à la Perspective. Quant à l’auteur du traité que nous analysons, il prend prétexte d'une discussion sur la figure sphérique des corps célestes pour décrire1 2, assez hors de propos, l’expérience de la chambre noire.
Après avoir donné, d’après Al Eergani, les dimensions du globe terrestre, notre traité démontre que l'eau est terminée par une figure sphérique : « Au traité Du ciel le Philosophe démontre cette convexité au moyen de deux suppositions; lune, c est que l’eau, parce qu’elle est pesante, coule toujours vers un lieu plus bas situé ; l autre, c’est qu un lieu est d’autant plus bas qu il est plus voisin du centre. »
1 . Ms. P, fol. 184, col. h et c; ms. B, fol. 2, col, c et d. — Voir la Note qui suit ce Chapitre.