‹ Le système du mondeChapitre 45 sur 243 · V. Cousin, Op. laud., p · texte numérisé non relu

V. Cousin, Op. laud., p

Lfc SYSTÈME DHÉHACLIDE AU MOYEN AGE

mée, ni sous forme manuscrite ; d’ailleurs, au IIspl SiSaÇswv, Guillaume formule, à plusieurs reprises, son désir d’écrire un livre court ; mais nulle part, il ne présente ce livre comme l’abrégé d un ouvrage plus complet ; nous pensons donc que l’existence de la Magna de naturis philosophia est purement légendaire.

Cette conclusion semble confirmée par le fait que Guillaume a intitulé Secunda philosopkia et Tertia philosophia deux dialogues qu il a donnés après le flspi Stôai-scov ; les épithètes tertia et quarta leur eussent mieux convenu si les De Philosophia Mundi libri quatuor n eussent été que le second exposé des doctrines du Philosophe de Concbes.

Ces deux petits dialogues ont été retrouvés et en partie publiés par \ictor Cousin h Ils ne renferment aucune pensée essentielle qui ne soit déjà au IIspl 8i.8al;é<ov.

On en peut dire autant du dialogue que Guillaume de Conches avait intitulé Dragmaticon philosophiæ , et qui fut imprimé sous le titre : Dialogus de substantiis physicis 1 2. Au préambule de cet ouvrage, l’auteur répudie certaines erreurs tbéologiques du Ilspi 8t,8a^s(ov ; il n’y émet, d’ailleurs, aucune idée qu’il n’ait développée auparavant.

Le Ilêpl SiSaljétav reste donc l’œuvre qu’il convient d’étudier- de près si l’on veut connaître les doctrines physiques de Guillaume de Conches.

Nous avons vu qu’avant de composer cet ouvrage, Guillaume avait glosé le Timée , complétant, sur ce dialogme, le commentaire donné par Chalcidius ; c’est assez dire que le Timée de Platon et le commentaire de Chalcidius inspireront notre auteur ; et cette inspiration, en etfet, est de tous les instants.

Elle n’est pas cependant la seule qui se puisse noter à la lecture de la Philosophia Mundi ; dès les premières lignes de cet écrit, nous trouvons une allusion aux Noces de la Philologie et de Mercure ; attendons-nous donc à ce que l’autorité de Martianus Capella soit souvent invoquée, moins souvent cependant que celle de Macrobe.

Les deux influences de Chalcidius et de Macrobe sont dominantes au IIspl Swaçéojv ; nous aurons occasion d’en signaler d’autres, mais qui seront moins intenses.

La Philosophie du Monde de Guillaume de Conches offre plus d’un trait de ressemblance avec le Livre de la constitution du

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