Vide supra, pp
2. Continentur in hoc libro. Rudimenta astronomica Alfragani. Item Alba- TBGNius astronomus peritissimus de motu stellarum ex obsernationibus tum propriis tum Ptolomaei omnia cum demonstrationibus Geometricis et Additionibus Ioanni8 de Regiomonte, Patauii habita cum Alfraganum publiée prœlegeret . Kiusdem introductio in elementa hucums. Item Épistola Philippi Mei.anthonis nuncupatoria ad Senatum Noribergensern. Omnia ïam recens prœtis publicata Norimbergæ anno MDXXXV1I. — Certains exemplaires renferment seulement l'ouvrage d’Al Fergani et celui d Al Battani. Ils portent en titre . B revis ac perutilis compilatio Alfragani astronomi pentissimiy totum id continenSy (juod ad rudimenta Astronomica est opportunum. bol. 26, r° . Explicit Alfraganus. Norimberg© apud Ioh. Petrcium, an do salutis MDXXXVII. — Puis, fol. 1, r° : Prœfatio Platonis Tibürtini in Albategnium. Fol. 90, ro : Finis,
l’astronomie LATINE AU MOYEN AGE
Que les côtes de la Provence et du Languedoc, dont les ports nombreux entretenaient, par leur commerce, d’incessantes relations avec les pays d’Islam, aient été comme ouvertes à la pénétration de la Science arabe, nous ne saurions nous en étonner. Que cette pénétration y ait été particulièrement précoce et profonde, nous en aurons l’assurance lorsque nous aurons étudié l’œuvre accomplie par un astronome dont le nom nous demeure inconnu, en la ville de Marseille, au milieu du xu° siècle, avant donc que Gérard de Crémone ne se rendit en pays d’Islam à la conquête de Y Âlmag este .
Un manuscrit de la Bibliothèque Nationale, autrefois propriété de l’Abbaye de Saint-Victor, au milieu de plusieurs écrits d’Astrologie, contient un traité d’Astronomie 1 qui débute, sans aucun titre, en ces termes :
« Ad honorent et laudem no minis Domini nostri , Patris et Filii et Spiritus Sancti, qui, cum sit Deus umts in trinitate perfecta , nichilomimis Deus trinus in unitate individua credendus atque colendus est. Omnis creatura linguamin præconia solvat et Creatorem in suis operibus inimitabilcm prædicet. »
Cette pieuse invocation est suivie d’un éloge dithyrambique de l’Astronomie, éloge dont les variations se modulent sur ce thème 2 : « A tout homme qui ignore les merveilles des cieux, on devrait plutôt refuser le nom d’homme, et le ranger au nombre des êtres privés de raison ».
C’est d’Astronomie, donc, que l’auteur veut nous entretenir. Quelle sorte de livre a-t-il prétention d’écrire ? Il va nous le dire 3 :
« Si, comme nous l’espérons, Dieu y consent, nous nous efforcerons de composer un livre sur le cours des planètes, calculé pour notre pays ( juxla terras nostræ situm cursuum libruni). Ce livre, nous le composons en l’honneur de Jésus-Christ, homme, médiateur de Dieu et des hommes, à qui nous vouons toute cette œuvre, en sa qualité de souverain Ouvrier de toutes choses ; nous le composons aussi pour l’utilité commune de toute la Latinité [in... omnis Latinitatis utilitatem communem). Donc, en l’an 1 1 1 1 depuis l'incarnation du Seigneur, nous avons commencé à écrire ce livre calculé pour notre cité, c’est-à-dire pour Marseille ( Anno enim ab incatnato Domino M0C°X0I° hune librum super nostram civitatem, id est Massiliam , scribere cœpimus). Nous n’avons voulu
i. Bibliothèque Natiouale, fonds latin, ms. n° 14704, fol. iio, col. a, à fol. 1 35, v°.