Parliamentary papers. Inns of court, 1855, n
3. — Un autre poète, fils de maçon et maçon lui-même, Ben Johnson, avait travaillé aux bâtiments, de Lincoln's inn. C'est pendant qu'il était sur son échafaudage que s'échangea le dialogue suivant, entra lui et une dîme qui passait :
LES HOTELS DE COUR
Au Temple intérieur, ont été: Littleton, John Parkin, Hatton, sir Ed. Coke, John Selden, le poète Cowper et Ch. Ahbott, devenu lord Tenterden.
Le Temple moyen revendique comme siens : John Evelyn , lord Somers, Ed. Montagu , Plowden, sir W. Raleigh, sir John Saville, W. Fleetwood, sir S. d'Ewes, Francis North, lordHardwicke, enfin Black stone, l'auteur des Commentaires qui ont servi de manuel à tant de générations.
Gray's inn a de nombreux souvenirs littéraires. Dans ses murs ont vécu : Shirley, Chapman, Butler, l'auteur d5 Hudibras, W. Cohbett, Bacon. Th. May, le dramaturge Rymer, auteur de Fœdera, W. Gascoyne, Th. Cromwell, comte d'Essex. Gardiner, Whitgift, Laud, lord Burghley, Yelverton, John Bra Ishaw, le président de la cour qui condamna Charles [er, Jenkins, le champion du Roi, le chief justice Ilolt, John Crook. etc.
Il existait donc, dès la première partie du xv° siècle, trois grands centres, dont le plus considérable, le Temple, avait été dédoublé ; chacun d'eux portait le titre à'inn of court 1 (hôtel de cour). Cela ne suffisait pas, paraît-il, pour recevoir tous les étudiants, que Ton désignait alors sous le nom (Vapprenfices in hostels; de nouveaux logis s'ouvrirent successivement dans le voisinage et furent désignés sous le nom d'hôtels de chan-
Wiih line and ru'e Works many a fool.
— In silk and scarlet Goes many a harlot.
Dans un autre ordre d'idées, Lincoln's inn a compté parmi ses membres, Charles II, Jacques II et le prince Rupert, dont les armes figurent dans le hall .
1. — Le mot de inn signifiait alors : résidence d'un homme noble. Fortescae dit que ces maisons reçurent le nom d'inns of court, parce qu'elles étaient les pépinières des cours de justice.
LEURS ORIGINES
cellerie (inns of chancer). Les étudiants commençaient leurs études dans ces derniers, et ils allaient ensuite compléter leur éducation professionnelle dans un des hôtels de cour. Au milieu du xve siècle, il existait, suivant Fortescue, outre les quatre hôtels de cour contenant chacun deux cents personnes, dix hôtels de chancellerie renfermant cent étudiants *; tous ces inns étaient situés loin du hruit, entre la Cité et les cours de justice 2.
Ces réunions s'étaient formées spontanément; leur organisation se dessina peu à peu, en dehors de toute intervention directe de la Couronne. Il n'y eut ni charte les constituant en corporation 3, ni acte leur concédant certains droits ou privilèges. Seulement, une ordonnance royale de 1292 avait décidé que les juges pourraient, à leur gré, concéder ou refuser la faculté de plaider devant les tribunaux; les membres des inns of court se présentèrent seuls, et ce qui était d'abord un fait finit par constituer un droit 4, que le temps consolida et qui devint tellement absolu qu'au xvr3 siècle, le Roi ayant voulu créer un avocat par lettres patentes, on contesta à cet intrus le droit de se présenter à la barre 5. Bien plus, sous le règne d'Elisabeth, les juges décidèrent formellement que nul ne pourrait plaider
1. — Les plus importants étaient Clifford's inn, Clement's inn, Barnard's inn, Furnival inn, Staple inn, Lion inn, Tavis inn.
2. « Situatur etiam studium intra locum curiarum illarum et civitatem Londini. »
3. — La première trace authentique de leur existence qui soit parvenue jusqu'à nous ne remonte pas au delà du règne d'Edouard III. C'est un acte portant abandon, par lady Clifford, d'une maison située près de Fleet Street, et nommée Clifford's inn, aux apprentis in banco.
4. — Lord Mansfield, cas de Rex. v. Gray's inn (Douglas, 54).
o. — Registres de la Chambre étoilée. (Harleian manuscripl, n" 980.) I. 19
LES HOTELS DE COUR
devant une des cours de Westminster, s'il n'était devenu bencher, lecteur ou utler barrister, de l'un des hôtels de cour *. Les Souverains eux-mêmes, tout en ne concédant pas aux sociétés d'avocats des chartes d'incorpotion, reconnurent implicitement leurs privilèges. Pour n'en citer qu'un exemple, l'ordonnance de Jacques Ier, portant concession du Temple, constate formellement l'utilité et le caractère des hôtels de cour