CHAPITRE X
LA MAGISTRATURE
I. Origines de la magistrature. — II. Nomination 'des juges. — III. L'inamovibilité. — IV. L'indépendance de la magistrature. — V.Rang eteostumes des juges.— VI. Traitements et travaux des juges. — VII. Les juges des cours inférieures. — VIII. Les juges de paix.
Ainsi qu'on l'a vu, le personnel de la magistrature 1 comprend deux catégories bien distinctes : d'une part, les juges proprement dits, c'est-à-dire ceux qui occupent l'un des sièges des tribunaux réguliers et qui reçoivent un traitement; de l'autre, les juges de paix ou magistrates, en nombre illimité, qui rendent gratuitement la justice criminelle, dans les limites de leur compétence restreinte. Les premiers exercent, d'une façon permanente, une fonction publique ; ils ont fait des études spéciales et appartiennent à ce que Ton nomme la profession légale; les autres, au contraire, choisis parmi les grands propriétaires des comtés ou les principaux habitants des villes, sont, en quelque sorte et en prenant cette épithète dans le meilleur sens, des amateurs.
!• — Afin d'éviter les confusions, je crois nécessaire de répéter, une fois encore, que j'emploie l'expression de magistrature dans le sens français du mot, c'est-à-dire pour désigner l'ensemble du corps judiciaire. Cette explication est d'autant plus nécessaire que, en Angleterre, le titre de magistrat (magistrate) n'est donné qu'aux juges de paix.
LA MAGISTRATURE
La première catégorie se subdivise elle-même en deux classes : la haute magistrature, qui constitue essentiellement le banc {the bench), et les juges des tribunaux secondaires.