IV.- LE PERSONNEL DE LA CHANCELLERIE
Un personnel spécial est attaché à la section de Chan-
1. — Autrefois, chaque service faisait ses écritures. On a centralisé les expéditions, dit un maître, parce que l'écriture était très mauvaise et, depuis lors, elle est pire que jamais. Les écrivains sont une race d'hommes difficiles à diriger. (Enquête de 1887. Evidence 116 et 132.)
2. — On les payait jadis d'après le système du hotch pot, c'est-à-dire que l'on établissait un fonds commun, dont chacun prenait une part égale.
cellerie. Les principaux agents sont les greffiers {régis* trars), les clercs eq chef (chief cler/es),te$ maîtres des taxes {taxincj mùsters), les maîtres des aliénés (fnasters in lunacy), le payeur et les agents du petty bag.
L'office de greffieren Cliancellerieesttrès ancien, mais ceux qui remplissaient ces fonctions ne portaient autrefois que le titre de greffiers substituts: ils étaient nommés par le greffior titulaire. Ce dernier, auquel la charge avait été conférée à titre héréditaire, en vertu de lettres patentes, se contentait d'en percevoir les profits l. Une loi de 1833 a fait cesser cet abus2. Il y a aujourd'hui douze greffiers, dont les traitements varient entre les chiffres de 31.500 francs etde ô'0.400 francs; ils ont. sous leurs ordres, un certain nombre de commis, dont les principaux reçoivent jusqu'à vingl mille francs par an.
Les greffiers assistent aux audiences, font prêter serinent au jury, appellent les témoins, marquent les documents produits devant la Cour, tiennent note des décisions des juges, rédigent les jugements, signent les certificatsqui permettent les transferts des valeurs, enfin donnent.au besoin, des renseignements et des avis au jugeau-dessous duquel ils siègent, pendantles audiences.
Les clercs en chef (chief clerks in chancery) ont été institués en 1852, pour remplacer les maîtres en Chancellerie, dont l'emploi était supprimé 3^ Leur nombre est de douze: ils sont choisis parmi les solicitors en
1. — Des lettres patentes avaient conféré le titre de reglslrav au duc de Saint-Albans, à lord Malpas et à lord James Beauclercket au dernier survivant d'entre eux.