Acte 6 et 7, Victoria, ch
LEUR ORIGINE
les procès et à user dg procédés fort pou honorables, de là, cette habitude d'escompter des billets douteux, de s'entendre avec des négociants, pour prendre, à la fin de l'année, leurs créances mauvaises, moyennant dix, quinze ou vingt pour cent, et d'en tirer ensuite le plus possible, de créer des compagnies et de se lancer dans des spéculations d'un caractère très équivoque. C'est encore de là que vient cette coutume de pousser les clients, sur lesquels on a de l'influence, à s'engager dans un procès douteux plutôt que de recourir à un arbitrage, en leur offrant de se charger gratuitement de tous les frais et de se faire rembourser par les adversaires, ce qui est une source fertile de procès, sans parler de beaucoup d'autres moyens, moins légitimes encore, de créer des affaires. Telle est une partie des maux qu'amène le système actuel : d'une part, le nombre immense des avoués, de l'autre, l'infériorité de l'éducation morale et intellectuelle de ceux qui sont admis à exercer ces fonctions 4. »
Le Comité demandait que tout aspirant fût préalablement soumis à un examen sérieux, et fût ensuite astreint à suivre des cours, sur les matières dont la connaissance est nécessaire à l'exercice de la profession. Avec une prudente lenteur, la Law Society se décida à suivre ces recommandations et, en 1854, elle essaya de réaliser l'une des réformes réclamées ; elle n'y réussit pas. Le législateur se résolut enfin à intervenir en décidant que tout clerc devrait subir un examen avant d'être articled *. Plus tard, en 1860, on ajouta l'obli-