‹ Le système judiciaire de la Grande Bretagne (volume 2)Chapitre 44 sur 441 · SON ANCIENNE JURIDICTION · texte numérisé non relu

SON ANCIENNE JURIDICTION

rompus, enfin, si ses arrêts ont été souvent sévères et parfois cruels, ceux des cours ordinaires l'étaient généralement davantage. Il ne faut donc pas s'étonner si les contemporains l'ont jugé autrement que les historiens. Bacon dit que c'est « la plus sage et la plus noble institution du Royaume1 ». Coke la déclare « la Cour la plus honorable le (Parlement excepté) du monde chrétien - » et Hudson assure que, « si le Sénatromain a paru la merveille du monde, la Star Ckamber est encore au-dessus du Sénat de toute la différence qui sépare la science humaine des sciences chrétiennes 3 ».

Quoi qu'il en soit, et sans insister sur toutes les infamies accomplies par les Tudors, il est certain que le Parlement abolit, en 1G40, la Cbambre étoilée et qu'avec ' elle disparut à peu près absolument la juridiction criminelle du Conseil privé 4.

Le Conseil privé, supprimé par Cromwell, fut remplacé d'abord par un Conseil d'Etat, puis par une sorte de réunion de six officiers , que l'on nomma conseil de caserne. Il fut rétabli, au retour des Stuarts, mais il reçut une nouvelle organisation et son rôle ne tarda pas à être profondément modifié par la création, en quelque sorte fortuite, du Cabinet. Toutefois, il conserva certaines attributions judiciaires. Il devint le tribunal suprême devant lequel furent portés les appels adressés au Souverain contre les arrêts des Cours de toutes les rolonies et dépendances de la Couronne et, en outre.

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