‹ Le système judiciaire de la Grande BretagneChapitre 10 sur 481 · Cousultuliou du 9 décembre · texte numérisé non relu

Cousultuliou du 9 décembre

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La morale publique qu'il y aurait difficulté à découvrir la vérité et, par conséquent, à rendre bonne justice, il \ aurait une raison suffisante pour exclure le public. »

Dans une affaire récente, les avocats des deux parties ayant, d'un commun accord, réclamé le buis-clos, le juge Denman crut devoir (initier l'audience, pour consulter ses collègues sur le point de savoir s'il lui était permis de le prononcer. A son retour, il annonça qu'en raison de l'assentiment des parties il consentirait à juger l'affaire à buis-clos et sans jury *. Toutefois, un peu plus tard, l'honorable juge a déclaré que, « ayant examiné la question de plus près et découvert deux précédents, il lui semblait quela question était extrêmement douteuse et que, s'il avait connu plus tôt ces deux précédents, il n'aurait pas ordonné le huis-clos 2».

Le service des référés existe pendant les vacances ; il était, naguère, assez médiocrement organisé. Il y avait bien un juge des vacations, mais le digne magistrat n'avait souvent aucun scrupule de voyager, et l'on raconte que le vice-chancelier Stuart avait, été un jour assez étonné, quand le lord Chancelier lui avait fait observer que l'île de Skye était trop éloignée de Londres. Les avocats étaient donc forcés de courir après les juges et leurs voyages coûtaient cher aux clients3.

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