‹ Le système judiciaire de la Grande BretagneChapitre 155 sur 481 · PROCÉDURE DES (JOURS DE COMTÉ · texte numérisé non relu

PROCÉDURE DES (JOURS DE COMTÉ

leux n'a le moyeu ni do 1rs tracasser, tli (le les tromper

Los classes pauvres, disail un juge, dans l'cnquélc de 1872, << sonl ignorantes el sans défense, dans les affaires les plus ordinaires de la vie. à nn degré, dont aucun magistral n'ayani pas présidé une cour, dans un district rural, ne saurail se faire la moindre idée; on ne peut l'exagérer* ». La cour de comté leur est un secours et un appui.

Depuis leur origine, en 1847, jusqu'à la fin de l'année L89is c'est-à-dire pendant quarante-quatre ans, le nombre des assignations, devant les cours de comté, a été de 37.037.385, pour des sommes dont le total s'élève à 2.686.328.240 francs*.

Le nombre des causes inscrites et, par conséquent, des citations lancées, en 1891, a été del.031.G08, auxquelles il faut ajouter les 1.971 causes renvoyées par la haute Cour, ce qui donne un total de 1.033.579 4.

Le chiffre des jugements rendus a été de 644.337, ce qui représente une proportion de 63 affaires allant à l'audience, contre 37 abandonnées ou ayant donné lieu à une transaction.

1. — On faisait remarquer, dans l'enquête de 1872, que la possibilité d'emprisonnement est plutôt favorable aux débiteurs. « Comme ils Bavent, disait-on, qu'ils ont toujours la ressource du Workhonse (dépôt de mendicité), ils n'hésiteraient pas à faire des dettes, s'ils n'avaient peur de la prison et, d'un autre côté, si le fournisseur ne savait pas qu'il a cette ressource, il ne livrerait rien à crédit. » (Evidence 5271, etc.)

Page 1