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Discours de lord Granville (2 avril

3. — Burke disait ironiquement que, si un gentilhomme de province ne pouvait obtenir du Gouvernementaucune autre faveur, on lui accordait, au moins, quelque nouvelle félonie, sans bénéfice du clergé.

4. — « Quoique puissent dire les casuistes et les politiques, la plus grande partie de l'humanité ne pensera jamais qu'il soit également criminel de voler un mouchoir et de percer la poitrine, et par conséquent ne comprendra pas que deux malfaiteurs, dont le délit est si inégal, puissent être condamnés à la même peine. » (Rambler, I, 104; Works, III, 273.) — Dans cet admirable essai, publié en 1751, Johnson soutenait que la peine de mort ne devait être appliquée qu'en cas de meurtre.

3. — « 11 y a, de la part du Gouvernement, une sorte de charlatanisme indiquant un défaut de solide habileté, à appliquer le même remède universel, Vultimum siipplicium, à toules les difficultés. » [Comment. , IV, 13.)

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LES LOIS PENALES

rojetés par los Lords, En 1777, Sir \V. Meredith critiqua, avec indignation, l'oxécution d'une jeune femme, pour un vol qu'elle avait commis, après avoir été réduite à la misère, par La presse qui lui avait enlevé son mari. « .le m* crois pas, dit-il, que jamais crime plus odieux ait été commis contre la loi, que le meurtre de cette femme ordonne par la loi; le vrai bourreau est le membre du Parlement; celui qui rédige la loi sanguinaire répond du sang qu'elle fait verser L. » Selon le mot d'Horace Walpole : « l'Angleterre était devenue un vaste abattoir. »

Le remède se trouva dans l'excès du mal; il était impossible d'exécuter tous ceux que la loi déclarait passibles du dernier supplice et que les juges étaient forcés de condamner. Dès le règne deCbarles II, le Souverain avait fréquemment usé de sa prérogative, pour commuer la peine de mort contre celle de la déportation dans les colonies d'Amérique; un siècle plus tard, en 1768, une loi permit aux juges d'assises d'ordonner, après avoir prononcé la sentence capitale, que le condamné, au lieu d'être pendu, serait déporté, pendant la durée qu'ils trouveraient bon de fixer2. Enfin, en 1823 le législateur autorisa à ne plus prononcer la peine de mort, dans le cas où elle ne devait pas être réellement appliquée3 et permit aux juges de condamner directement à la déportation.

D'un autre coté, la société se révoltait contre les barbaries de la législation. Des hommes, lésés par des

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